AUX HABITANTS DU FINISTÈRE
Quimper, le 18 lévrier 1886.
Une épidémie de choléra, à peine éteinte aujourd’hui, vient de sévir sur un certain nombre de communes de ce département.
L’approche du printemps donne lieu de craindre le retour du fléau.
Cette crainte grandit quand on songe que c’est précisément à cette époque qu’ont lieu dans certains ports de grandes agglomérations de pêcheurs.
Kemper, 18 a vis C’iiuevrer 1886.
Eur c’hlenved hanvet ar c’holera, mouget ha maro hirio, hen eus goal voasquet eun nebeud parreziou euz ann departamant.
Pa dosta ann nevez-amzer, hon eus aoun e teufe voarnomp a-nevez ar c’hlenved-ze .
lion aoun a zeu da veza brasoc’h, pa sonjer penaoz ez ê d’ar mare-ze en em zastum ar pesqueterien en porziou-mor ann départamant.
Il dépend en très grande partie des habitants de rendre cette crainte illusoire.
Je crois de mon devoir de leur rappeler les prescriptions principales qui sont le résultat d’expériences nombreuses et décisives.