‹ Le choléra, ou, La peste noire [electronic resource]Chapitre 21 sur 30 · DENSITÉ MOYENNE DU CALORIQUE · texte numérisé non relu

DENSITÉ MOYENNE DU CALORIQUE

Câ -a Z H

^ tsi

Vj

Im ^

fi- X

en 1

Oxigène

Fluor

Chlore

Brème

Iode

More

Carbone

Silicium

Les masses élémentaires sont comme

les cubes dos rayons naturels

deux, 1

trois, (île.; la masse du calorique étant xin et celle de l’oxigène 2^ = 8.

— 3il —

J’appellerai d’abord l’attention sur la marche des densités et sur le parallélisme des densités de composition et des densités réelles pour les atmosphères concentrées du chlore, du brome et de l’iode, et sur leur marche divergente pour les premiers et les dernieré corps dont les atmosphères élémentaires sont relativement les moins étendues.

La 3® et la 6® colonne montrent comment les atmosphères de calorique, s’étendant d’abord régulièrement de 0.45, restent ensuite constantes, ne font plus que se tendre et se concentrer à partir du chlore jusqu’à l’iode, et reprennent ensuite vivement leurs extensions par dilatation électrique, en gagnent alors brusquement 4.927, 1.72d et 2.500; c’est à dire 4, 5 et 6 fois les premières extensions régulières.

J’appellerai ensuite l’attention sur les deux dernières colonnes qui montrent, tout d’abord, que l’état électrique de la dernière colonne est parfaitement d’accord avec les extensions des atmosphères, que cet état augmente faiblement, mais régulièrement jusqu’au chlore, puis reste à peu près constant; alors que l’atmosphère ne fait que se charger et se concentrer caloriquement et électriquement jusqu’à l’iode inclus, et puis grandit brusquement et considérablement en étendant et en dilatant les atmosphères.

On voit que si, jusqu’à^l’iode inclus, les cïaïs électriques de la colonne 9 diffèrent peu, les densités électriques moyennes de la colonne 8 diffèrent davantage, et comme dans toutes les modifications ce sont ces densités moyennes qui doivent augmenter ou diminuer proportionnellement, ce sont elles qui donnent les mesures des capacités pour le fluide; capacités qui sont ainsi beaucoup plus considérables que ne les indiqueraient les états électriques. Pour fixer les idées à de sujet, j’ajouterai que les atmosphères des éléments atomiques, pour devenir moyennement électriques et directement composables, exigent les accroissements de tension suivants :

Oxigène 0.ü5

Fluor 0.13

Chlore 0.08

Brome 0.50

Carbone 0.05

Ainsi l’oxigène et le carbone n’exigent que les plus faibles accroissements. Ceux-ci ne sont que de 5 p. c. ; mais ces cinq pour cent deviennent des quantités cent quatorze fois plus grandes pour le carbone que pour l’oxigène.

Les extensions des atmosphères principales par la composition pouvant donner une idée des étendues premières des atmosphères composantes, voici les extensions moyennes qui résultent des combinaisons ou compositions par l’oxigène, le fluor, etc. :

Oxigène 0.2G6

Fluor 0.369

Chlore 0.406

Brome . 0.396

Iode 0.379

Voici comment l’atmosphère de l’hydrogène s’étend :

Oxi-hydrogène 0.000

Fluor * 0.369

Chloro 0.425

Brômo 0.414

lodo 0.407

Carbo. . . ' 0.000

L’hydrogène étant le premier de tous les corps simplement moléculaires, sa molécule a pour élément central le 9® atome, dont la masse serait 125. La molécule n’a que deux atomes extérieurs, placés sur un même axe, qui est l’unique axe de cristallisation et de formation de toutes les combinaisons dans lesquelles

l’hydrogène entre comme principal. Ces deuxalomesextérieurs, étant ceux immédiatement inférieurs à la masse centrale, fourniront 182, qui, avec la masse centrale, donneront une masse totale de 307. Celle-ci fournira une étendue d’atmosphère 43 à 44 fois plus considérable que celle de l’oxigène et huit fois plus étendue que celle du carbone, donc parfaitement capable d’absorber une couche d’oxigène ou une couche de carbone, sans s’étendre et en se concentrant plus caloriquement qu’électriquement. Les combinaisons de l’hydrogène par l’oxigène et par le carbone ne font que dessiner davantage l’axe unique de cristallisation de l’hydrogène et la faculté des composés de fournir des formations solides en aiguilles ou en fibres.

Un volume d’hydrogêne pesant 0.068, absorbant un demivolume d’oxigène pesant 0.551, un élément d’hydrogène ien absorbe 2460 d’oxigène. L’élément d’eau a donc pour masse 2767 et conserve la même étendue d’atmosphère que celui de l’hydrogène.

L’élément d’hydrogène est plus de trois cent fois plus électrique que celui de l’oxigène. Après avoir absorbé huit fois son poids de ce dernier, il ne l’est certainement plus autant; et, je le répète, on comprend combien la masse d’oxigène, 8 fois plus grande dans l’élément d’eau que celle de l’hydrogène, doit abandonner de calorique pour ne pas étendre l’atmosphère de l’élément d’hydrogène.

Des calculs analogues fourniront environ quinze éléments de carbone dans le proto et trente à trente et un éléments dans le bi-carbure d’hydrogène.

La masse élémentaire de ce dernier serait 2192, donc inférieur dej 575 à celle de l’eau ; mais les 30 masses élémentaires de carbone absorberont 3420 quantités d’électricité, tandis que les 2460 d’oxigène n’en absorberont que 2460. Donc, dans la bi-carburation, l’hydrogène abandonnera à peu près un tiers

d’électricité de moins que dans l’oxigénalion, et le calorique 'abandonné par le carbone, le sera en moins dans la même proportion. L’élément de bi-carbure aura à peu près le même état électrique que celui de l’eau; mais les tensions et les capacités, de beaucoup renforcées dans les deux corps, le seront le plus dans le premier, qui est donc le plus capable. L’élément d’eau avec sa plus grande masse sert d’élément principal ou central dans tous les éléments ou agglomérats élémentaires végétaux.

Le plus simple des agglomérats élémentaires végétaux est celui de l’alcool; il sert de début à presque toutes les formations plus compliquées, aussi bien animales que végétales. L’agglomérat de l’alcool, formé de quatre éléments de bicarbure ou C-^, et de deux éléments d’eau O, ne saurait avoir d’autre forme que celle de l’octaèdre régulier, ou du polyèdre régulier à huit faces et à six sommets, placés deux à deux diamétralement opposés sur une même sphère. Prenez l’équateur de celle-ci, placez-y les quatre éléments de bi-carbure aux sommets du carré inscrit; élevez l’axe perpendiculaire à l’équateur, et faites occuper cet axe par les deux éléments d’eau ayant leurs centres aux deux pôles. Vous aurez ainsi un axe d.'oxi-hyàvogëne moins capable de fluide électrique, mnis plus conducteur, isolé par une enveloppe quadrangulaire de bi-carbure plus capable, mais moins conductrice. Il va de soi que les axes de cristallisation de l’élément d’eau coïncident avec l’axe de l’agglomérat, et que celui-ci est ainsi admirablement constitué pour former des fibres. Il va de soi également que les axes des éléments de l’enveloppe de bi-carbure sont parallèles à ceux des éléments d’eau. Ceux-ci forment le courant magnéto-électrique végétal et le continuent. C’est autour de ce courant que sont venus se joindre et se composer successivement des éléments d’acides carbonique et d’eau ; qui, perdant leurs oxi-

gènes sous l’influence du courant, se sont transformés en hydrogène carboné. Voilà la formation végétale première, origine de toutes les autres. Veuillez observer combien cet agglomérat végétal premier doit être capable de fluide électrique, et combien il doit en contenir. L’agglomérat élémentaire d’alcool comprenant les quatre éléments de bi-carbure et les deux éléments d’eau, n’a qu’une étendue d’atmosphère thermoélectrique accrue de 0.389 sur celle de l’élément d’hydrogène.

Ainsi dans l’élément d’alcool :

6 élémenls d'hydrogène massant 1842

120 — de carbone — 7680

4,920 — d’oxigène — 4920

Donnant un total de masse de 14442

n’occupent qu’une sphère thermo-électrique d’un rayon de 1.389, celui de l’hydrogène étant un. Jugez des masses caloriques et électriques, de ces dernières surtout, concentrées dans cet agglomérat : celui-ci est neutre; il résulte du courant végétal moyen capable de lui fournir sa charge ; mais non de le surcharger. Le courant plus faible qui ne parvient pas à fournir la charge neutre, laisse la périphérie à l’état négatif, et cet état appelle un composant de plus, qui vient rendre l’agglomérat acide, en produisant l’acide acétique.

Celui-ci est l’élément d’alcool avec une enveloppe quadrangulaire d’oxide de carbone. L’acide acétique contient en effet H6 C8 03 ou H2 O + 4- C4 02 = Aie. -f 4 C 1/2 0.

Les quatre volumes d’oxide de carbone, comprenant 120 éléments, forment une enveloppe quadrangulaire doublant C-^' autour de l’agglomérat de l’alcool. Cette enveloppe très capable de fluide, constituée sous de faibles tensions, est fortement négative. L’agglomérat végétal alcoolique s’étend par le courant plus que moyen et fournit le sucre.

La lactine, par exemple, contenant HS HO O'^ -{- H2 O se

décompose en II2 0 + H‘ -{- II2 0 + 02 ou en alcool -f

(2 H 1/2 0-|-'i G d/2 0) ; c’est l’agglomérat élémentaire d’alcool avec une enveloppe complète octaédrique d’oxi-hydrogène et d’oxi-carbone. On comprendra aisément combien cette enveloppe augmentant la masse et l’étendue de l’agglomérat, rend celui-ci capable de fluide et de surcharge. Aussi le sucre est-il un des corps les plus capables et les plus surchargés. Telles sont les trois formations typiques qui ont lieu sous l’influence des courants moyens, faibles et forts que fournissent les produits des régions terrestres moyennes (alcooliques), septentrionales (acides) et équatoriales (sucrées), et qui dans les régions terrestres moyennes dominent dans les produits au printemps, au milieu et à la fin de l’été. Ce sont les éléments que l’on retrouve simultanément dans tous les fruits, surtout dans les régions moyennes, où les fruits commencent par se développer acides, continuent alcooliques et finissent sucrés quand le courant estival devient assez puissant.

Le principal agglomérat élémentaire végétal, également fort étendu, est celui de la trame du tissu ligneux ou l’amidon, qui, contenant Hio C12 0^, se décompose en CS-j-H* O^-j-

02, c’est H2 0 -f C8 4 (H 1/2 0 -f G 1/2 0), c’est donc l’agglomérat précédent -|- H 2 0, sauf que l’agglomérat premier d’alcool est carburé, c’est à dire que le bicarbure, qui forme enveloppe autour de l’axe d’oxi-hydrogène, est transformé en quadricarbure par la désoxigénation de la première enveloppe 02.

L’action qui forme le tissu ligneux est donc plus vigoureuse encore que celle qui forme le sucre. L’élément d’amidon est plus étendu et plus capable de fluide électrique que celui du sucre.

Les éléments et les agglomérats les plus étendus sont les plus capables et les plus chargés ; ils fournissent les corps les plus solides et les liquides les plus épais. La capacité et la charge de l’agglomérat, plus grandes au centre, diminuent jusqu’à la

périphérie. Les formations plus étendues par le quadri-carbure, plus capables et plus neutralisantes, fournissent des solides plus durs et plus tenaces et des liquides plus épais, gras ou huileux et plus alcalins.

Dans toutes ces formations il se constitue des globules ou des chapelets. Tous les globules des formations animales et végétales augmentent en volume avec l’énergie de la formation des agglomérats. Un même agglomérat peut être plus ou moins chargé de fluide, sans que ses composants changent le moins du monde. Les agglomérats identiques par composition, mais formés sous des tensions électriques plus fortes, étant plus chargés, donnent lieu à des globules ou grains plus gros et plus durs, et qui, agencés, constituent des corps plus solides et des liquides plus épais.

Il est possible, probable même, que l’agglomérat si important du tissu fibreux végétal ait le même agglomérat central d’alcool

O que tous les autres agglomérats végétaux plus

étendus ; mais alors il reste, outre les 4 (H 1/2 0-f-G 1/2 0), ou les quatre volumes d’eau et d’oxide de carbone, quatre volumes de carbone alternant avec les quatre volumes d’eau et d’oxide. — Comment les quatre volumes d’eau, d’oxide et peut-être de carbone enveloppent exactement l’agglomérat central d’alcool, serait peut-être téméraire d’affirmer positivement.

Ce qui est certain, c’est que généralement les éléments d’eau allongent l’axe ou le canal d’eau de l’agglomérat premier, et que ceux d’oxide forment des enveloppes annulaires quadrangulaires autour des allonges d’eau. Ainsi, dans tous les cas, l’agglomérat plus composé a son axe de cristallisation plus prononcé et allongé dans le sens de l’axe de l’agglomérat premier par des éléments 'd’eau enveloppés d’oxide de carbone, tous capables et conducteurs, c’est à dire que le canal liquide conducteur élémentaire est perfectionné dans les agglomérats plus étendus. Ces agglomérats se joignant et se serrant bout à bout

dans le sens de l’axe pour former les fibres, celles-ci constituent une série de canaux liquides conducteurs élémentaires réunis en un faisceau très bon conducteur. Ainsi se trouve établi ce que j’ai posé plus haut.

Toutes les constructions animales et végétales se faisant lentement, ont lieu dans les conditions de cristallisation les plus favorables, et les axes sont en évidence et en coïncidence dans tous les éléments, agglomérats ou globules.

Il existe quelques autres éléments et agglomérats végétaux auxquels je crois devoir consacrer quelques lignes avant de passer outre, avant d’aborder les agglomérats animaux et leurs actions physiologiques dans la question du choléra.

Enlevez à l’agglomérat de l’alcool un de ses éléments d’eau ; rendez l’autre central et vous aurez l’un des agglomérats les plus remarquables qui existent. Plus simple que celui de l’alcool, également neptre, mais beaucoup plus capable et beaucoup plus étendu, l’élément de l’éther hydrique est formé d’un élément central d’oxi-hydrogène enveloppé de quatre éléments de bi-carbure occupant les quatre sommets de la pyramide régulière. Supprimez l’élément central d’eau dans l’éther, et vous aurez le^bi-carbure quadruple dans lequel donc les éléments ne sont pas isolés, mais bien réunis quatre à quatre, en formant agglomérat.

L’éther, par sa capacité neutre, est un des neutralisants les plus efiîcaces et c’est comme tel que je le cite (1).

Un neutralisant beaucoup plus étendu, beaucoup plus compliqué et par cela même beaucoup plus capable et plus puissant que l’éther, est le camphre. Il contient 0-= RS G®

(1) L’élément central d’oxi-hydrogène peut, comme on sait, être remplacé par l’hydrogène combiné à tous les atomiques, et fournir ainsi des éthers différents, dont les agglomérats élémentaires plus pesants, plus étendus, sont plus capables et plus neutralisants.

H4 02 -}- H8 C8 -|- H12 C24. C’est un double agglomérat d’alcool 2 (I-H CA H2 0), plus deux enveloppes de bi-carbure alternant avec trois enveloppes de quadri-carbure. C’est donc le double élément d’alcool posé bout à bout enveloppé chacun d’une couche bi-carbure le tout enveloppé d’un triple anneau quadrangulaire de quadri-carbure.

L’élément de camphre est donc un des plus remarquables par sa construction simple, mais étendue, par sa composition fortement carburé et par sa capacité considérable; c’est à cause de celle-ci que je l’ai reproduit ici. C’est l’un des agglomérats végétaux les plus capables, si pas le plus ; il sert dans la médecine, par sa capacité, pour attirerdes effluves magnéto-nerveuses à la peau, soit dans l’eau-de-vie camphrée, soit dans son mélange avec l’ammoniaque; ce dernier mélange est de beaucoup le plus efficace; car l’ammoniaque est lui-même un des corps les plus capables de fluide.

Les idées les moins exactes conduisent souvent à des résultats utiles. Ainsi, bien certainement personne ne se doutait, quand jadis, en temps de choléra, on respirait à travers des tubes remplis de camphre, qu’on désélectrisait l’oxigène, et qu’on produisait par là un résultat réellement salutaire. La respiration de l’oxigène, naturellement plus électrisé en temps de choléra qu’en temps ordinaire, contribue, comme je l’ai dit déjà, à l’épaississement du sang, épaississement qui constitue essentiellement le choléra.

Les agglomérats formés dans l’animalisation sont aussi variés que ceux formés dans la végétalisation; mais les agglomérats qui constituent les masses organiques ou qui entrent pour la majeure partie dans ces masses produites par le règne animal et par le règne végétal , ne sont nombreuses ni dans l’un ni dans l’autre de ces règnes, et moins encore dans le premier

que dans le dernier. Les agglomérats principaux qui entrent pour la majeure partie dans les masses des deux règnes, ne différent même guère que par le noyau de formation, qui est azoté dans les agglomérats animaux.

Dans ces derniers, 1 élément ou l’agglomérat premier central est une combinaison d’azote et de carbone, ou d’azote et d’hydrogène; c’est le carbure d’azote Az C^, appelé cyanogène; ou c’est l’azote hydrogéné Az H^, appelé ammoniaque.

Dans les bases salifiables, par exemple, qui ne contiennent qu un volume ou un élément d’azote, celui-ci est le centre de formation de l’agglomérat; mais il y entre à l’état de carbure ou de cyanogène.

Les bases salifiables sont toutes faciles à décomposer. Voici, par exemple, la composition de la cinchonine : elle contient Az2 H22 C40 0 ou Az2 C-i+H4 C4-fH2 0 -f G» ; c’est à dire un double volume ou double élément de cyanogène, un agglomérat d’alcool et quatre composants complets de quadri-carbure.

C’est donc l’agglomérat d’alcool plus un double volume de cyanogène et une quadruple envelope quadrangulaire de quadri-carbure.

La composition azotée la moins étendue est celle de l’acide cyanhydrique Az2 H2 qui semble être l’agglomérat octaédrique comprenant l’azote comme élément central et une enveloppe complète d’hydrogène et de carbone (1).

L’acidité de l’acide cyanhydrique provient de l’excès d’azote et du manque de carbone. Ses effets funestes sur l’économie animale, la destruction des courants nerveux sur lesquels il agit, ont la même origine.

(1) Le cyanogène AzC‘ pourrait cependant être l’azote bi ou quadri-carburé, et, dans ce cas, le corps qui conlicndrait un volume d’azote et un volume de carbone, inconnu comme n’ayant pas été isolé et qui ne peut probablement pas être isolé, serait le bi ou le proto-carbure.

Le produit essentiel qui domine dans toutes les constructions animales, comme la fibre du tissu ligneux où l’amidon domine dans les constructions végétales, est l’albumine. Objet digne de remarque, l’albumine n’est que de l’amidon à base d’azote hydrogéné ou d’ammoniaque. La masse fibreuse animale d’albumine n’est que la masse fibreuse végétale de l’amidon avec base d’ammoniaque.

L’albumine, en effet, contient Az^ H^o C'/*8 ou 3 (2Az -\- H-i C8 -j- -|- 3 O -j- 2G2 0), or l’amidon se compose de

R4 C8 -[-3H2 0 -j- 2C2 0. L’albumine est donc un agglomérat triple de deux volumes ou de deux éléments d’ammoniaque Az H^, de quatre volumes ou de quatre éléments de bi-carbure H G et d’un agglomérat d’amidon. Maintenant les deux éléments d’ammoniaque et les quatre éléments de bi-carbure forment exactement le même agglomérat octaédrique que celui de l’alcool en remplaçant dans celui-ci les deux éléments d’eau. A part donc cette différence, l’agglomérat premier et central, ou le noyau des formations animales, est identiquement le même que celui des formations végétales de l’alcool.

Permettez-moi maintenant de résumer les extensions successives du noyau des principales formations végétales qui sont :

L’alcool =H2 0 + H4G4.

L’acide acétique = 0 -f- 0^,

Lalactine =H2 0 -f G^ -f H^O+G^O^.

L’amidon 0-f G^ -j-H^O-f-G'^Os+H^O-j-G^.

L’acide acétique est donc le noyau de l’alcool plus une enveloppe de 4 G 1/2 0 ou de quatre volumes d’oxide de carbone. Le sucre est de l’acide acétique plus deux volumes d’eau. L’amidon est du sucre plus deux nouveaux volumes d’eau, plus quatre volumes de carbone, et le principal produit animal, l’albumine, n’est que de l’amidon plus deux volumes d’ammoniaque et quatre volumes de bi-carbure ; c’est de l’amidon plus l’agglo-

mérat carbo- ammoniacal noyau des formations animales; noyau identiquement de même construction et de même composition que celui de l’alcool des formations végétales, sauf le remplacement du double élément d’eau par le double élément d’ammoniaque, beaucoup plus pesant, dont l’atmosphère plus étendue est plus dense et plus capable de fluide électrique; noyau qui est par conséquent, sous tous les rapports, beaucoup plus puissant comme formateur ou organisateur que celui des agglomérats végétaux.

Les radicaux ou agglomérats végétaux principaux ne semblent donc être que des extensions les uns des autres, depuis le plus simple, l’alcool, jusqu’au plus compliq*ué, l’amidon; et l’agglomérat principal dominant dans toutes les constructions animales , plus compliquées que les constructions végétales, semble n’être lui-même qu’une modification étendue du plus étendu des agglomérats végétaux.

S’il en était réellement ainsi les accroissements ou extensions d’un agglomérat au suivant indiqueraient eux-mêmes les genres et les formes des groupements successifs.

Il en est bien réellement ainsi pour l’e.xtension de l’alcool à l’acide acétique. L’agglomérat de celui-ci n’est bien réellement que celui de l’alcool avec une enveloppe d’oxide de carbone.

Il en est bien réellement ainsi encore du sucre ou de la lactine, dans l’agglomérat de laquelle il n’existe qu’un double élément d’eau .de plus que dans celui de l’acide acétique. En remarquant que le noyau d’alcool des formations végétales est octaédrique régulier, ayant un axe de formation composé de deux éléments d’eau et d’une enveloppe quadrangulaire de bi-carbure; remarquant que ce noyau doit s’étendre octaédriquement, le double élément d’eau allongeant l’axe d’eau et le quadruple poids 4 G 1/2 0 d’oxide de carbone formant l’enveloppe quadrangulaire, l’on verra que le sucre est de l’alcool avec une extension ou une enveloppe complète dans le sens de

— ooo

r-axe par l’eau et dans le sens perpendiculaire par de l’oxide de carbone, tandis que l’acide acétique n’est qu’une extension ou enveloppe incomplète, qui n’a lieu que dans le sens perpendiculaire è l’axe par l’oxide de carbone. Celui-ci forme-t-il enveloppe autour de l’agglomérat, ou ses éléments enveloppent-ils entièrement les éléments de bi-carbure du noyau? Ce dernier cas me paraît être le vrai , parce que les quatre volumes d’oxide de carbone 4 C 1/2 O, tout comme les quatre volumes de carbone de la première enveloppe du bi-carbure, fournissent les nombres d’éléments nécessaires pour une deuxième enveloppe complète de ce bi-carbure.

Dans ce cas, supposez l’action magnéto-électrique végétale centrale un peu plus forte et capable de décomposer la deuxième enveloppe de l’hydrogène bi-carburé, celle de l’oxide de carbone de l’agglomérat de lactine, et cet agglomérat deviendra celui central de l’amidon O + C^ + O -f C^ ou 2 O -f- C8, c’est à dire l’axe des deux éléments d’eau allongée

à chacune de ses deux extrémités par un élément d’eau et l’enveloppe quadrangulaire de bi-carbure transformée en quadri-carbure. Pour former de l’amidon ce noyau gagne une nouvelle enveloppe identique à celle qu’a gagné l’agglomérat d’alcool pour devenir d’abord acide acétique et ensuite lactine. Cette succession se présente avec une simplicité si rationnelle, qu’il serait difficile de ne pas l’admettre pleinement.

Les agrégats végétaux, ai-je dit, en effet, se constituent sous l’effort de combinaisons du plus simple des courants magnétoélectriques, par les plus simples des décompositions de l’eau et de l’acide carbonique. Ici ces assertions s’affirment pleinement: , une première enveloppe quadrangulaire d’acide carbonique autour de l’axe d’eau, qui forme et continue le courant, suivie d’une deuxième enveloppe d’eau, sont décomposées et produisent une enveloppe de bi-carbure. L’action continuant, une nouvelle enveloppe d’acide carbonique vient se former autour

du noyau, et cette enveloppe perdant en se formant une moitié de son oxigène, se groupe comme oxide. L’action continuant, le courant s’allonge lui-même et complète la deuxième formation. L action continuant et setendant encore, une nouvelle enveloppe octaédrique complète se forme et constitue le principal agglomérat des formations ou constructions végétales.

Si les choses se passent ainsi dans la végétalisation et dans les extensions successives de ses agglomérats, il ne peut rester beaucoup de doute sur la formation du principal agglomérat animal, qui renferme exactement le principal agglomérat végétal, plus une formation octaédrique composée de deux éléments d’ammoniaque et de quatre éléments de bi-carbure. Cette dernière formation occupe-t-elle le noyau ou est-elle extérieure? Je pense bien qu’elle doit être intérieure et former noyau. Dans tous les cas l’albumine est un triple agglomérat octaédrique, composé chacun d’un axe comprenant deux éléments d’ammoniaque et six éléments d’eau, autour duquel se trouvent formées une enveloppe carburée double de quadri-carbure H-i C8, une simple enveloppe de bi-carbure et une enveloppe d’oxide de carbone. L’établissement de l’axe et la succession de ces couches, par analogie avec ce qui se passe^ dans les extensions des agglomérats végétaux, est très probablement et presque certainement celle-ci : noyau central d’ammoniaque et de bi-carbure; allongement de l’axe par un double élément d’eau et transformation du bi en quadri- carbure; deuxième allongement de l’axe par un double élément d’eau et accroissement perpendiculaire par une nouvelle enveloppe de bi-carbure ; troisième allongement de l’axe par un double élément d’eau et accroissement perpendiculaire par une enveloppe d’oxide de carbone.

Cette dernière est donc la même dans le principal agglomérat élémentaire animal que dans le principal agglomérat végétal. Comme c’est l’enveloppe extérieure qui se modifie tout

d’abord et fournit les éléments de construction et d’extension dans les opérations végétales et animales, ces éléments sont les mêmes dans les deux espèces d’opérations; mais ils sont employés par des courants magnéto-électriques végétaux et magnéto-nerveux animaux très différents les uns des autres. Les premiers, beaucoup plus actifs et moins énergiques, fournissent des produits premiers moins étendus, moins chargés, mais plus surchargés, ou, si l’on aime mieux, avec de moindres tensions moyennes et capacités, mais avec des états électriques plus variables et plus différents. Les produits premiers ou agglomérats animaux plus étendus, formés par les courants magnéto -nerveux beaucoup moins actifs, mais plus énergiques, sont plus chargés, mais relativement moins sur et souschargés.

La charge magnéto -électrique ou magnéto -nerveuse employée à créer l’agglomérat végétal ou animal, est nécessaire pour le maintenir. Détruisez la source qui maintient cette charge, et l’agglomérat perdant successivement son excédant de fluide, se décompose. Les plus chargés (animaux) se décomposent le plus promptement, ou sont les moins stables. Cette décomposition est pure et simple; c’est la putréfaction. Les agglomérats végétaux plus stables se décomposent aussi volontiers successivement dans les agglomérats par lesquels ils ont passé par extension dans la composition. Cette décomposition, que l’on peut modifier, devient la fermentation.

Dans toute décomposition avec ou sans transformation, dans toute fermentation ou putréfaction végétale ou animale, de grandes quantités de fluide magnéto-électrique et magnétonerveux sont donc en jeu, et généralement accumulées ou concentrées par abandon. Écartez donc, en temps d’épidémie cholérique, tout, indistinctement tout ce qui, ayant touché de près aux règnes organiques végétaux et animaux, est séparé du courant organisateur et doit forcément fermenter ou se putréfier;

mais laissez debout, favorisez au contraire le développement de tout ce qui, dans le règne animal ou végétal, est en pleine vie et vigueur, en pleine composition et en pleine absorption et neutralisation des surcharges magnéto-électriques du réservoir terrestre.

Le triple agglomérat qui constitue l’albumine, tel qu’il a été indiqué et détaillé plus liaut,^est un des plus compliqués, des plus remarquables et des plus essentiels du règne animal, dans lequel il joue le rôle absolument dominant. Nature, tempérament, vitalité, circulation nerveuse et sanguine, santé ou maladie, force ou faiblesse, à peu près tout dans le règne animal en dépend immédiatement. Il est vrai de dire que l’action de l’agglomérat et ses conséquences dépendent elles-mêmes im- • médiatement du courant magnéto-nerveux générateur, constructeur et organisateur. Il est évident, je le répète, que cette action et ses conséquences peuvent varier beaucoup avec la cjiarge moyenne magnéto-nerveuse, sans que la composition ou la construction de l’agglomérat diffèrent.

Dans chaque agglomérat les éléments composés ont des

fonctions à remplir. Chaque agglomérat est une pile ou un élé-

ment d’une pile. Les a\es des agglomérats sont les conducteurs qui, pour cette raison, transmettent plus facilement le fluide dans les agglomérats végétaux, où ils sont exclusivement composés d’eau, que dans les agglomérats animaux, où ils sont composés d’eau et d’ammoniaque alternant, et où ce dernier arrête et modère l’activité du courant.

Les enveloppes successives, alternativement plus et moins conductrices et plus et moins capables, forment les éléments de la pile. Les carbures y fonctionnent comme cuivre et l’oxide de carbone comme zinc.

Les agglomérats se posant bout à bout dans le sens des axes, et ceux-ci se prolongeant, forment des fibres et des canaux élémentaires, dont l’axe canal est un excellent conducteur isolé et

l’enveloppe fibreuse une suite d’éléments d’une pile plus ou moins énergique, selon que le courant, première origine et propulseur magnéto- électrique végétal ou électro- magnétonerveux animal, est plus ou moins actif ou plus ou moins énergique.

Les agglomérats, se réunissant toujours bout à bout dans le sens de leurs axes, et se juxtaposant dans le sens perpendiculaire, forment aussi des corpuscules, globules, glandes, ganglions, etc.

Les courants initiaux magnéto-électriques et électro-magnéto-nerveux les plus énergiques fournissant les agglomérats les plus chargés, les plus étendus, donnent aussi lieu au formations corpusculaires les plus développées, les plus stables, les plus solides et les plus dures et aux liquides les plus épais.

Les charges et les surcharges magnéto-nerveuses des agglomérats et des corpuscules animaux constituent la chaleur vitale ou le magnétisme animal. Elle est d’autant plus considérable que le courant organisateur animal est plus énergique et que les agglomérats et corpuscules sont plus étendus et plus développés. Réciproquement les plus fortes chaleurs vitales et les corpuscules ou globules les plus développés dans le sang le plus épais, accusent le courant animalisateur le plus énergique.

Pli;^ biologie

J’arriverai, pour terminer ce travail, à quelques mots d’explications sur la manière d’agir physiologique de la cause épidémique du choléra.

Ces quelques mots ne doivent que continuer les indications fournies dans mes écrits antérieurs sur le même sujet ; notamment dans le premier volume du Magnétisme (pages 212-217 incluses).

Je devrais pouvoir m’appuyer sur ces indications; j’essaierai néanmoins de rendre sans elles l’action épidémique du choléra intelligible pour tous. Une connaissance suffisante de l’organisme humain, tel qu’il est apprécié aujourd’hui, sera peut-être plus nécessaire encore à mes lecteurs pour me permettre de leur épargner de longs développements. Je ferai également mon possible pour être intelligible avec le moins de connaissances préalables possible.

L’organisme animal, et surtout humain, est plus compliqué que l’organisme végétal; bien que l’on puisse jusqu’à un certain point passer de l’un à l’autre au point de vue des circulations.

Il existe dans le végétal des fibres et des canaux. Dans les fibres circule le fluide magnéto-électrique terrestre, avec une vitesse particulière, due à une conductibilité spéciale. Dans les canaux circule le liquide nourricier. Celui-ci, comme le fluide magnéto-végétal, est puisé au sol. Ils circulent ensemble l’un

par l’autre; le fluide magnéto-végétal entraînant le liquide nourricier ou la sève. Ils pénètrent ensemble par les pointes inférieures et s’épanouissent ensemble aux pointes supérieures. Aux pointes de pénétration et d’épanouissement ont lieu des élaborations de chimie végétale. L’élaboration porte sur le liquide nourricier; mais l’élaborateur est le courant végétal de la fibre ou du conducteur du fluide magnéto-végétal.

L’élaboration consiste en expulsion de l’oxigène des éléments composés d’oxi-hydrogène et d’aci-carbone, et en formation d’hydrogène carburé. L’oxigène libéré l’est en général à l’état très peu électrique o\i fortement ozonisé. Le courant élaborateur est activé et l’élaboration elle-même est favorisée par l’agitation que le mouvement lumineux provoque dans l’air autour des centres d’élaboration dans le milieu ambiant thermoélectrique.

Tout le liquide nourricier n’est pas employé dans la végétalisation. Une partie de ce liquide modifié et surtout dépouillé de son excédant de magnéto-éleCtricité, redescend par d’autres canaux particuliers, en prenant le nom générique de suc, et va rejoindre le réservoir commun, en formant ainsi un circuit nourricier. Le suc, ou la sève modifiée, peut descendre de haut en bas dans ses canaux particuliers, sous fimpulsiori de son poids. Il peut cependani y être attiré aussi vers les affluents magnéto-végétaux qui montent par les parois fibreuses. Que celles-ci comprennent tous les conducteurs magnéto -électriques du végétal, ou seulement une partie de ces conducteurs, que les parois plus conductrices des vaisseaux séveux ascendants et descendants, allants et venants, dans lesquels la sève est emportée ou dans lesquels elle est modifiée et aspirée, soient exactement composées de fibres nerveuses végétales ou que leur composition et surtout leur construction en diffère; que ces parois fournissent les courants magnéto-végétaux élaborateurs ou que ces courants aient des conducteurs fibreux particuliers,

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cela importe assez pçu, en ce sens que cela ne change rien au double circuit ou courant complet et fermé, dont l’un est élaborateur et l’autre nourricier, dont l’un est magnéto-nerveux végétal et l’autre liquide séveux.

Les deux espèces de courants sont parallèles ou superposés et dépendent les uns des autres. Ceux des courants nourriciers dépendent de ceux de la circulation du fluide magnéto-nervovégétal. h'activité de la circulation de la sève est proportionnelle à l'activité de la circulation magnéto-nervo-végétale. L’énergie de l’élaboration végétale est proportionnelle à l’intensité du courant magnéto-végétal.

L’organisme animal est plus compliqué, ai-je dit, et cependant il est aisé à comprendre, en ayant égard à ce qui précède.

D’abord les conducteurs de la magnéto-électricité animale sont les nerfs; ce sont des cordons blanchâtres, ou fils conducteurs d’une extrême ténuité. Ils sont composés d’une substance animale particulière appelé nerveuse; mais le nerf diffère surtout des autres parties animales par sa structure. La conductibilité de la magnéto-électricité terrestre dans les nerfs est très différente de celle dans les fibres conductrices végétales. Elle est plus lente et, par cela même, fournit des courants plus énergiques.

Il existe^deux systèmes complets de conducteurs nerveux avec points ou pôles de pénétration, centre de réunion , de condensation ou d’accumulation, ou réservoirs du fluide et points ou pôles d’effluve et d’émergence.

Des deux systèmes nerveux l’un est celui des relations ou des mouvements volontaires. L’autre est celui de la nutrition, qui est tout entière involontaire, sauf l’incorporation.

C’est le système nerveux de la nutrition qui est particulièrement en jeu dans l’épidémie cholérique. Il domine, détermine et entretient deux systèmes complets de circulation de liquides nourriciers. L’un de ces systèmes est sanguin ; l’autre est lym-

pliatique. Le système nerveux de la nutrition prend le sang dans la poitrine, l’enlève et le conduit jusqu’aux extrémités des artères, où a lieu l’élaboration animale sous l’influence du courant nerveux qui s’y épanouit. L’élaboration finie, le liquide sanguin artériel modifié retourne par aspiration dans les vaisseaux veineux vers son point de départ dans la poitrine.

Le sang artériel rencontre au point d’élaboration un autre liquide, qui n’est autre que la substance nerveuse elle-même, ou la lymphe artérielle. Celle-ci est prise par les nerfs élaborateurs eux-mêmes, au centre de tout le système nutritif, et conduite à l’épanouissement des nerfs et des artères, où une de ses parties se combine avec le sang artériel. La lymphe artérielle non utilisée dans la combinaison animalisatrice retourne par ses vaisseaux lymphatiques veineux propres vers les centres de formation, vers les points de départ, vers le centre de tout le système nutritif.

Ce centre est la cornue stomachale avec ses dépendances intestinales, où s’élaborent, par fermentation animale, les substances nécessaires à la nutrition. Ces substances deviennent par des transformations successives les liquides nourriciers sanguins et lymphatiques.

Tout le système nutritif étant dominé par le système nerveux de la nutrition, dit ganglionnaire, ce dernier a le même centre que le système tout entier.

C’est la du grand sympathique, dont

les conducteurs s’épanouissent immédiatement dans la membrane muqueuse qui enveloppe l’estomac (l)etses dépendances, ,qui préside à la fermentation stomacale, et détermine la qualité de ses produits. En deux mots, c’est dans l’estomac et dans ses dépendances que s’élaborent, sous l’influence des charges ma-

(1) La muqueuse stomacale et intestinale appelée épithélium.

gnéto-nerveuses qu’y amène le système nerveux ganglionnaire, les substances nourricières du système organique animal.

Je m’abstiendrai de tout détail concernant l’arrivée des aliments dans la cornue stomacale et dans ses dépendances, leur préparation antérieure, leur élaboration finale postérieure à la digestion et leur évacuation. Je n’entrerai pas davantage dans le détail concernant la prise dans la cornue stomacale et dans ses dépendances des liquides nourriciers après leur élaboration; leur transport dans le canal thoracique et leur entrée dans la circulation du sang qu’ils sont destinés à entretenir. Je n’entrerai pas davantage dans le détail des circulations nerveuses. Tous ces détails se trouvent résumés clairement et succinctement dans tous les ouvrages didactiques de chimie et de physiologie. Je m’occuperai de préférence de la corrélation des systèmes nourriciers sanguins, lymphatiques et nerveux, corrélation beaucoup moins explicitement fournie par la science actuelle.

Voici ce que je disais, dès 1851, dans le premier volume du Magnétisme, § 425 et 426.

« Le fluide matériel nécessaire aux fonctions matérielles de « relation (travail ou jeu des muscles), comme celui nécessaire « aux fonctions animales (nutrition, développement et entre- « tien), est puisé comme fluide magnétique au globe. Ce fluide « peut pénétrer dans le corps par tous les nerfs qui s’épanouis- « sant à la surface extérieure, sont les organes de la sensation ; « mais il est puisé principalement et presqu’en totalité par le « système des nerfs qui s’épanouit à la plante des pieds. De la « plante des pieds, le fluide passe à la colonne vertébrale d’où « une partie se rend sans interruption aux organes de la diges- « tion; de ceux-ci, le fluide continue à se diriger vers le cœur, « soit en y charriant du sang, soit en passant par des cordons « nerveux ; arrivé au cœur, le fluide préside h ses foutions, le « contracte et le dilate, puis charrie le sang vers les poumons qui

« se dilatent et déterminent la respiration ; ensuite il conduit le « sang revenu des poumons par les artères jusque dans les « dernières ramifications de celles-ci. C’est en charriant le « sang que le fluide maintient les parties de ce liquide à l’état « de mélange.

« Une autre partie du fluide arrivée dans la colonne verté- « braie passe dans le cerveau, où elle a différents objets à « remplir ; comme il ne peut être question du fluide que sous le « point de vue purement matériel, nous ajouterons seulement « que dans le cerveau le fluide est tenu en réserve pour les « mouvements volontaires, le jeu des muscles, etc. ; que dans K ces mouvements il passe jusqu’aux épanouissements des nerfs « à la peau qui recouvre les muscles, se perd ou s’échappe « lentement, et qu’ainsi se trouvent établis des courants perce manents dans les nerfs du système de la nutrition aussi bien (( que dans celui des relations animales. »

Tel est le double appareil magnéto-nerveux humain, entretenu et alimenté sans cesse par la circulation magnéto-électrique terrestre, et toujours en rapport direct ou en équilibre dynamique avec elle. Tel j’ai établi ce double appareil en 1851. Tel il est; mes études ultérieures n’ont fait que le vérifier. Je n’ai pas un mot à en retrancher et très peu de chose à y ajouter.

J’ajouterai immédiatement le fait capital, que voici : Dam les organismes des animaux, comme dans ceux des végétaux, l'activité de la circulation des liquides nourriciers séveux, sanguins et lymphatiques, et l'énergie des élaborations végétales et animales, sont directement proportiojinelles à l'activité et à l'intensité magnétonerveuses, qui elles-mêmes sont proportionnelles à l'activité magnétoélectrique terrestre. Ce fait qui renferme en lui-même suffisamment la partie physiologique du phénomène cholérique, pour me dispenser de beaucoup de développements ultérieurs, au moins en ce qui concerne l’objet particulier de ce travail, est, je

pense, assez facile h vérifier par expérience. Tout physiologiste ou médecin de bonne foi, à la tête d’une nombreuse clientèle, le vérifiera, je pense, aisément s’il veut s’en donner la peine. Il lui suffira d’observer avec suite les battements du pouls d’une partie de ses clients de tout tempérament sains et malades. Le pouls est un instrument physiologique naturel qui mesure aussi bien l’intensité que l’activité des circulations sanguines et nerveuses. Un pouls accéléré accuse des circulations sanguines et nerveuses actives. Un pouls fort ou faible indiquera des circulations fortes ou faibles.

Le pouls bien et suffisamment observé fournira d’abord les différentes variétés de tempérament. Les mêmes pouls observés avec suite et pendant un temps suffisamment prolongé, fournissant les variations régulières que subissent l’activité et l’intensité des circulations nerveuses et sanguines, montreront ensuite l’accord parfait de ces variations avec celles annuelles, mensuelles, hebdomadaires, diurnes et horaires de la circulation magnéto-électrique terrestre, et prouveront jusqu’à l’évidence la corrélation et la dépendance de ces circulations et de leurs modifications.

Le pouls sera aussi le premier à vous crier : garde à vous! en temps de choléra. Il est impossible que le mal épidémique gagne un organisme sans ralentir sensiblement le pouls, bien avant peut-être qu’il y ait d’autres symptômes, dans tous les cas bien avant qu’il y ait danger.

Les deux systèmes nerveux, celui des relations et celui de la nutrition, bien que le premier obéisse à la volonté et que le second soit indépendant, ont des relations forcées. Ces relations forcées viennent de leur origine commune; elles viennent de ce qu’ils puisent tous les deux, sinon par les mêmes pôles et les mêmes conducteurs, au moins au même réservoir, par des pôles

et des conducteurs qui s’épanouissent côte à côte dans les mêmes surfaces. Le fluide actif est puisé en plus grande quantité par les conducteurs cérébraux du système des relations; le fluide intense est puisé plus abondamment par les conducteurs du système ganglionnaire ou de la nutrition. Réciproquement, l’action nerveuse cérébrale provoque l’activité et le travail stomacal augmente l’intensité des affluents vers les centres de la nutrition.

Le travail de l’estomac et de la tête se font ainsi au détriment Tun de l’autre.

Une forte surcharge neutralisée dans l’estomac réagit sur le système cérébral et le paralyse tout entier.

Lorsqu’on coupe un nerf en travers, on voit qu’il est composé d’un certain nombre de cordons plus petits dont les bouts divisés regardent la coupe, et qui ont chacun un névrilème (enveloppe); chaque nerf est donc réellement une suite de fibres séparées par des canaux charriant de la lymphe artérielle.

Les conducteurs des deux systèmes nerveux qui puisent la magnéto-électricité terrestre au sol et la transforment en fluide nerveux, montent par la queue du cheval dans la colonne vertébrale.

De celle-ci douze paires de nerfs dorsaux se rendent aux parois du thorax et de l’abdomen.

Ces nerfs communiquent avec le centre ganglionnaire ou de la vie organique. Ce centre se compose d’un double cordon nerveux, appelé grand lymphatique, et représentant dans sa longueur une série de renflements ou ganglions, petites masses nerveuses que l’on trouve dans toute l’étendue parcourue par les nerfs de ce système. Ce sont des réservoirs ou des couples

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