‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 150 sur 229 · II. POINT · texte numérisé non relu

II. POINT

Je prie pour eux. Je ne prie point pour le monde/ mais pour ceux que vous m'avez donnés, parce qu'ils sont à vous (1).

Jésus fait oraison à Dieu son Père pour tous ceux qu'il a élus. Comme il les aime d'un amour de préférence, amour

(0 Joan., 17.

A l'École dd calvaire. 291

plein de tendresse et de force, il les lui recommande tous en mourant avec une affection toute particulière.

Que demande-t-il pour eux? Les biens de la terre ? il les veut pauvres et dénués de toutes choses. Les plaisirs? il leur laisse les larmes pour leur partage. L'honneur du monde ?i75 ne sont point du monde. Que demande-t-il donc? les mêmes biens, les mêmes délices, la même gloire qu'il possède. Il désire que chacun de ses élus soit comme un autre lui-même. Sa gloire est d'être Fils de Dieu, il désire que son père les chérisse comme ses frères. Il est le Saint des saints : il veut qu'ils soient tous saints comme lui. Il est de toute éternité dans le sein de Dieu : il veut qu'ils y demeurent comme lui dans l'éternité, qu'ils jouissent de la vue de ses beautés, et qu'ils y goûtent les plaisirs de la béatitude (1).

Il vit avec son Père en unité d'essence et d'amour; il veut qu'ils ne soient entre eux qu'une même chose, il veut qu'ils ne soient qu'une même chose avec lui. Oh ! bonheur inestimable des fidèles serviteurs de Jésus-Christ, d'avoir un si bon Avocat ! 0 âme fidèle, qui vous êtes dévouée à son service, n'êtes-vous point ravie de la faveur qu'il vous a faite ? Vous étiez alors enfermée dans son cœur, vous étiez comprise dans sa prière, parmi cette glorieuse compagnie d'enfants de Dieu. Ah! jetez-vous à ses pieds pour le remercier d'un si grand bienfait. Ah ! gardez-vous bien de dégénérer de votre noblesse, ni d'oubUer celui qui s'est souvenu de vous dans une occasion si importante.

Mon très-aimable Sauveur, ma vie ne suffit pas pour vous louer. Faites que je continue dans l'éternité ce que je commence dans le temps, et que, vous contemplant d'une vue immuable, je ne cesse jamais de vous aimer et de vous bénir dans la durée de tous les siècles. Amen.

(i) Joan., 17.

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