‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 170 sur 229 · CRIMES · texte numérisé non relu

CRIMES

fai supporté l'opprobre^ et V ignominie a couvert mon visage (^).

Si Jésus est confus en lui-même à cause de nos péchés, il ne l'est pas moins devant son Père. Il le prie, et il en est cconduit. Il emploie ce doux nom de Père, et il esi traité comme un étranger et un inconnu. Il tend les bras à sa miséricorde, et il est rebuté par sa justice. Il demande son secours, qu'il ne refuse pas aux plus misérables; et il est abandonné à la fureur de ses en-aern^ss^iioommerk fftus vil'^dê

(l) Baruch i, 13. — (2) Ps. 53.10. .. M .^ (\^

tous les hommes. Eafiû , il attend quelque consolation dans rextréme détresse qui le presse, et il ne reçoit de lui que le triste arrêt de sa mort.

Oh! que ce traitement est dur! ohî qu'il est humiliant ! oh ! qu'il lui cause de confusion et d'abjection !

Mon Sauveur, que j'ai grand tort de me plaindre, lorsqu'il me semble que votre Père me rebute, ou qu'il ne me regarde pas, ou qu'il n'écoute pas mes prières! Ne l'ai-je pas bien mérité ? iMais vous, ô innocent Agneau, qu'avezvous fait qui méritât cette confusion ? Pourquoi êtes-vous si maltraité, sinon pour m'avoir trop aimé?

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