II. POLNT
JÊSIS SE LHRE AUX JUiFS, ET LELIl DÉFEND DE TOICHER A SES DISCIPLES.
Si cest moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.
Admirez ce père amoureux, qui s'expose i\ la mort pour SCS enfants, et s'oublianl lui-même, ne pense qu'à sauver les siens. Il les nourrit de sa propre chair, comme s'il voulait se les incorporer, de même que le dauphin cache ses petits, durant Torage, dans ses entrailles. Il veille pour eux pendant qu'ils dorment, comme Faigle couvre son nid de ses ailes, volant sur ses aiglons pour les défendre. Enfin, il procure leur liberté pendant qu'il offre ses mains aux liens ; il a plus de soin de leur sûreté que de sa vie (i).
Qu'heureux sont ceux qui vivent sous une si douce et si puissante protection !
Que je suis consolé quand je considère que la justice de Dieu, pouisuivantles pécheurs, Jésus se met entre eux deux, et se présente comme victime, pour porter la peine de leurs ])échés! Mon Père, lui dit-il. tournez contre moi votre colère, et sauvez ceux-ci que vous m'avez donnés, sans quil s'en perde un seul.
0 mon Sauveur, que je vous suis obligé d'avoir pris ma défense! Aimable gardien des hommes, que puis-je faire en reconnaissance d'un tel bienfait ?
Mon his, apprenez à vous offrir avec courage aux travaux qu'il faut souffrir pour mon service. Prenez sur vous les plus pesantes charges, plutôt que de les rejeter sur les autres. Sauvez les âmes que je vous ai confiées, et prenez garde qu'il n'eu périsse aucune par votre nonchalance. Un jour, je vous en demanderai un compte exact.
(1) s. Aug. serm. 141. de tem|).
A l'école du calvaibk. 3'i.j