‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 21 sur 229 · III. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

III. CONSIDÉRATION

Troisième moyen. — En troisième lieu, uuissez-vous aux plaies de Jésus-Christ, non-seulement par les affections du cœur, mais encore par les effets. Alors, dit saint Grégoire, la compassion est véritable, quand elle est suivie de l'imitation, et qu'elle va jusqu'à la ressemblance. Prenez donc quelque peine volontaire pour participer aux souffrances du Fils de Dieu, et pouvoir dire que vous êtes crucifié avec lui. Acceptez celles qu'il vous envoie, et soit qu'elles crucifient l'esprit ou le corps, demeurez avec lui sur la croix, et témoignez-lui que vous ne voulez plus vivre sans douleur, le voyant ainsi navré pour voire amour. Seigneur, la compassion que vous avez eue de mes misères vous a fait pleurer, vous a fait verser du sang, vous a fait mourir sur la croix ; pourquoi n'aurai-je pas pour vous les mêmes sentiments que vous avez eus pour moi ? Pourquoi ne verserai-je pas des larmes? Pourquoi ne donuerai-je pas du sang? Pourquoi ne souffriraî-je pas? Mes souffrances, mou sang, mes larmes sont-elles plus précieuses que les vôtres? Non, certes; mais mon cœur n'est pas si bon, ni si généreux.

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