‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 4 sur 229 · O LE CHRETIEN · texte numérisé non relu

O LE CHRETIEN

C'est ce qui a donné sujet aux maîtres de la vie spirituelle de dire que nous devons aller à l'oraison comme le famélique à la table, comme le cerf alléré à la fontaine, comme Favare à son trésor, comme le soldat au butin, comme Tépoux aux noces ; qu'il faut crier comme les petits corbeaux, et rugir comme les lions, quand la faim les presse ; qu'il faut voler comme la colombe dans les trous de ce rocher sacré, avec les ades de nos désirs ; qu'il faut soupirer comme les saints après la préseuce de Jésus-Christ. Venez mon bien-aimé ; ne tardez pas de venir à moi (1). Venez au plus tôt, mon Seigneur Jésus (2). Jusqu'à quand, mon Seigneur, ferai je retentir mes cris sans être exaucé (3)? Car ces fervents désirs sont des traits qui blessent le cœur du Fils de Dieu, des chaînes qui le lient, et des charmes qui l'attirent dans l'âme sans qu'il puisse s'en défendre.

DEUXIEME LEÇON

Deuxième disposition : Une foi vive.

«« Il m'a aimé, et il s'est livré lui-même la mort pour moi. »

Galat., 2. 20.

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