‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 66 sur 229 · III. CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

III. CONSIDÉRATION

C'est elle qui fait paraître sa puissance avec un avantage incomparable, soit parce qu'il a vaincu par elle toutes les puissances du monde et de l'enfer, soit parce qu'il nous a ouvert le ciel, et qu'il nous y fait entrer comme en triomphe, soit parce qu'il s'est acquis un pouvoir absolu dans l'univers. Seigneur, toute puissance vous a été donnée au ciel et sur la terre, ô grand roi des vertus ! Parce que vous vous êtes rendu obéissant à votre Père, jusqu'à la mort de la croix. C'est pour cela que votre magnificence s'est élevée pardessus tous les cieux, et que toutes choses ont été mises sous vos pieds (2). Votre croix nous a rendu le paradis, et c'est maintenant que les anges qui sont députés pour la conduite des hommes, crient à ceux qui assistent devant le trône de la gloire de Dieu : Princes du ciel, ouvrez vos portes, afin que Jésus y entre comme un illustre vainqueur couronné de gloire, et chargé des dépouilles qu'il a remportées sur le péché et sur l'enfer, avec tous ceux qu'il a retirés de la servitude du démon (3).

(i) Hora. 2 in 2 ep. ad Timoth. — (2) Drogo, de sacram. domin. pass., hom. 2 Biblioth.— (3) S. Aug. in Ps. 35.

A l'école du calvaire. 155

Page 1