I.A PHIKUE DU CHRIST 40U
quatre professeurs de la faculté de théologie de Douai la rousurèrent comme favoral)le au Jansénisme. Mais le Saint-Siège, en date du 18 juillet 1720, a rétabli le vrai sens de la iloetrine incriminée en condamnant ses piopies censeurs (1).
Il n'en est pas moins vrai que toute cette théologie nous rejette en face d'un nouvel aspect du mystère de la prédestination. C'est dire que nous ne pourrons jamais nous expliquer clairement de quelle manière Notre-Seigneur, sachant tout ce que Dieu voulait pour Judas et pour saint Jean, le voulant lui-même de sa volonté humaine, a pourtant, comme Dieu, voulu sincèrement le salut du réprouvé, — et. comme Homme-Dieu, sincèrement offert sa prière et sa mort. Sans cherchera pénétrer l'insondable mystère, nous nous bornons à retenir ceci : pour tous, la prière du Christ a demandé et obtenu ce qui était siiiïisant ; et ceux auxquels le dernier effet de cette prière manque n'en sont privés que par leur propre faute.
(1) Cf. hiWuixil, De Inc., diss. W. ail. 2.