‹ Le Christ dans ses mystèresChapitre 118 sur 134 · Ephes. V, 1-2. — 2. I Cor. IX · texte numérisé non relu

Ephes. V, 1-2. — 2. I Cor. IX

me”; il a posé lui-même le fondement de toute perfection, en dehors duquel on ne bâtit que sur le sable : Fundamentum aliud nemo potest ponere praeter id quod positum est, quod est Christus Jesus *.

Cela est vrai du salut, cela est vrai de la sainteté : elle ne puise son principe et ne trouve son soutien que dans la grâce du Christ Jésus.

Nous devons aller à Dieu de sa façon ; nous ne serons saints que dans la mesure où nous nous adapterons au plan divin. Je vous ai indiqué les grandes lignes de ce plan magnifique ; voyons plus en détail comment le Christ Jésus est pour nous la source de toute sainteté.

Supposons une âme qui dans un élan de générosité, sous le souffle de l’Esprit-Saint, se mette à genoux devant le Père des cieux, et lui dise: « O Père, je vous aime, je ne désire rien tant que votre gloire ; je veux durant toute l'éternité vous glorifier par ma sainteté ; que doisje faire ? Montrez-moi ce que vous attendez de moi. — Que lui répondrait le Père ? Il lui montrerait son Fils, le Christ Jésus, et lui dirait : « Voici mon Fils bien-aimé, l'objet de mes complaisances, écoutez-le ». Puis il se retirerait, laissant cette âme aux pieds de Jésus.

Et que nous dit Jésus? Ego sum via, et veritas, et vita * : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie ». Trois mots d’un sens très profond que je voudrais méditer avec vous et qui devraient demeurer gravés au fond de nos cœurs.

Vous désirez aller à mon Père ? dit Jésus ; vous voulez vous unir à celui qui est la source de tout bien et le principe de toute perfection ? Vous faites bien ; ce désir, c'est moi qui le fais naître dans votre cœur ; mais « vous ne pouvez le réaliser que par moi ». Ego sum via: nemo venit ad Patrem nisi per me.

Vous le savez : il y a une distance infinie entre la

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