‹ Le Christ dans ses mystèresChapitre 13 sur 134 · Gal. III, 13. — 2. Hymne Pange lingua. — 3. Joan. XX · texte numérisé non relu

Gal. III, 13. — 2. Hymne Pange lingua. — 3. Joan. XX

Madeleine au pied de la croix, les disciples qui le virent ressuscité et monter au ciel, toutes ces âmes qui le cherchaient recevaient la grâce selon le degré de leur foi. C’est toujours à la foi qu’il accorde les miracles qu’on lui demande ; toutes les pages de l'Évangile nous montrent qu’il fait de la foi en lui une condition indispensable pour recevoir sa grâce.

Or, pour nous, il n’y a pas avec Jésus de contact des yeux ; il est remonté au ciel. Mais la foi remplace ce regard ; et le degré de cette foi, comme d’ailleurs pour les contemporains du Christ, est, avec l’amour, le degré de notre union à lui. N'oublions jamais cette vérité importante : le Christ Jésus, sans qui nous ne pouvons rien et de la plénitude de qui nous devons tous recevoir, ne nous donnera une participation à sa grâce que dans la mesure de notre foi. S. Augustin dit que nous nous approchons du Sauveur non en marchant, mais par les élans de notre foi: Non enim ad Christum ambulando currimus, sed credendo:.

Plus donc cette foi en Jésus, Verbe incarné, Fils de Dieu, est vive et profonde, plus intimement nous approchons du Christ.

De plus la foi fait naître en nous deux autres senti-

ments qui doivent compléter l'attitude de notre âme en :

présence du Christ : le respect et l'amour.

Nous devons nous approcher du Christ avec une indicible révérence. — Car le Christ Jésus est Dieu, c’està-dire le Tout-Puissant ; l’Être infini qui possède toute sagesse, toute-justice, toutes les perfections ; le souverain Maître de toutes choses ; le Créateur de tout ce qui est et la fin dernière de tout ce qui existe ; la source de toute béatitude. Partout où il se trouve, Jésus reste Dieu. Même quand il se donne avec le plus de bonté et de libéralité, il demeure toujours celui devant qui les anges les plus élevés se voilent la face : Adorant Dominationes, tremunt Potestates. À la crèche, il se laisse toucher ; l'Évangile nous dit que « la foule le pressait de toutes parts »°;

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