Hebr, IX, 11. — 2. Ephes. III
prêtres que l’évêque sacre le jour de leur ordination. Les mains étendues sur la tête de celui qu’il va consacrer, l’évêque invoque le Saint-Esprit, le priant de descendre dans l’âme : à ce moment, on pourrait répéter au prêtre les paroles de l'ange à Marie : Spiritus Sanctus superveniet in te’. Le Saint-Esprit l'enveloppe pour ainsi dire et opère en lui une ressemblance et une union si étroite avec le Christ Jésus qu’il est, comme le Christ, prêtre pour l'éternité. La tradition chrétienne a appelé le prêtre « un autre Christ » : il est, comme lui, choisi pour être, au nom du Christ, médiateur entre le ciel et la terre. C’est là une réalité surnaturelle. Voyez : quand le prêtre offre le sacrifice de la messe, lequel reproduit le sacrifice du Calvaire, il s’identifie avec le Christ. Il ne dit pas : « Ceci est le corps du Christ, ceci est le sang du Christ »; s'il le disait, il n'y aurait point de sacrifice; mais il dit : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang ».
A partir de ce moment, le prêtre consacré à Dieu par l'Esprit-Saint devient, comme le Christ, pontife et médiateur entre les hommes et Dieu, ou plutôt, c’est l’unique médiation du Christ qui-se prolonge ici-bas, à travers les âges, par le ministère des prêtres. Au nom des fidèles, le prêtre offre à Dieu sur l’autel le sacrifice eucharistique; de l’autel il apporte au peuple la victime sainte, le pain de vie, et, avec lui,-tous les dons et toutes les grâces.
L’autel est, sur la terre, le centre de la religion de Jésus, tout comme le Calvaire est le sommet de sa vie. Tous les mystères. de l'existence terrestre de Jésus convergent, comme je vous l’ai dit, vers son immolation sur la croix ; tous les états de sa vie glorieuse y puisent leur splendeur.
C’est pourquoi l’Église ne commémore et ne célèbre aucun des mystères de Jésus sans offrir le saint sacrifice de la messe. Tout le culte public organisé par l’Église ‘ gravite autour de l'autel ; tout cet ensemble de lectures, de prières, de louanges, d’hommages, qui s'appelle l’office divin et dans lequel l’Église retrace sous les yeux de ses enfants et exalte les mystères de son céleste Époux,
r. LUC NT QS.
n’a été réglé par elle que pour en ES le. Fo eucharistique.
Quel que soit donc le mystère: de ue que nous ‘clé: brions, nous ne pouvons, après lavoir contemplé et médité avec l’Église, y participer plus parfaitement ni mieux nous disposer à en recueillir les fruits, qu’en assistant avec foi et amour au sacrifice de la messe: et ‘en: nous unissant, par la communion, à la divine victime. immolée pour nous sur l’autel. | sis 3
Il est raconté dans la vie de Marie d’Oignies que Notre- Seigneur avait coutume, à l’occasion des différentes fêtes, de se montrer à elle dans le saint sacrement revêtu d’une forme en harmonie avec le mystère dont on 1ALEleeat la commémoraison :.
Nous n'avons rien à envier de cette faveur. Pat la communion, le Christ Jésus ne se montre pas seulement à l'âme ; il vient en elle, il se communique à elle tout entier : avec son humanité de pontife compatissant : qui. connaît nos faiblesses, avec la vertu de sa divinité. qui peut nous élever jusqu'auprès de:lui à la: droite de son Père. Il vient en nous, non pour se: manifester: à nous, mais pour prier son Père en nous, avec nous ;:poûr lui offrir de divins hommages, pour y unir-nos supplications ; mais’ surtout pour réaliser dans l’intime de notre :âmé, par son Esprit, le fruit de chacun de ses mystères: :: :
Vous aurez remarqué que l’action de grâces qui:suit loblation sainte et la communion (postcommunion) 'emprunte aux différents mystères une expression: diverse: Qu'est-ce que cela indique, ’sinon que par la communion le Christ veut faire naître en nous les pensées, les sentiments qu’il a éprouvés en vivant le mystère qui se célèbre ce jour-là, et par conséquent, veut nous appliquer les fruits particuliers et les grâces propres de ce mystère ? C’est ce que l’Église demande à la post-communion de la fête du Rosaire, par laquelle elle solennise l’union de la Mère du Verbe incarné à tous les mystères de son Fils