Joan, VIII, 29. — 2. Ibid. XIV, 6 — 3. Préface de Noël
et fécondant : Fluminis impetus laetificat civitatem Dei'.
O échange admirable ! Ne nous arrêtons pas à chercher comment Dieu eût pu l’opérer ; regardons de quelle manière il l’a réalisé. Le Verbe nous demande une nature humaine pour trouver en elle de quoi souffrir, de quoi expier, de quoi mériter, de quoi nous combler. C’est par la chair que l’homme s’est détourné de Dieu ; c’est en se faisant chair que Dieu délivre l’homme :
Beatus auctor saeculi Servile corpus induit
Ut carne carnem liberans
Ne perderet quos condidit*.
La chair que revêt le Verbe de Dieu deviendra, pour toute chair, l'instrument du salut. O adrmirabile commercium !
Sans doute, vous ne l’ignorez pas : il faudra attendre
mÈtiés sonde. oi
limmolation du Calvaire pour que l’expiation soit complète ; mais, comme nous l’a appris S. Paul, « c’est dès
le premier instant de son Incarnation que le Christ a accepté d'accomplir la volonté de son Père et de s’offrir en victime pour le genre humain » : Ideo ingrediens mundum dicit : Hostiam et oblationem noluisti : CORPUS au-
tem aptasti mihi.. Et tunc dixi : Ecce venio... ut faciam Deus voluntatem tuam”. « C’est par cette oblation que
le Christ commence de nous sanctifier » : In qua volun-
tate sanctificati sumus * ; c’est à la crèche qu’il inaugure
cette existence de souffrance qu’il a voulu vivre pour notre salut, dont le terme est au Golgotha, et qui doit, en dé-" truisant le péché, nous rendre l’amitié de son Père. La“ crèche n’est sans doute que la première étape, mais elle”
contient radicalement toutes les autres.
Voilà pourquoi, dans la solennité de Noël, l’Église
attribue notre salut à la naissance temporelle elle-même du Fils de Dieu, « O Seigneur, que la nouvelle naissance
MAPS SEX Ve RS ET CENPS EX TN ES 4: Hebr, X, “ro.
ymne des Laudes de Noël. — 3. Hebr. X, (52072