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Si le Christ révèle au monde le dogme de sa Filiation
1. Joan. XIT, 46. — 2. Ibid. III, 16. — 3. Ibid. KVéw22hE =%3 «Ibid. IIT, 8.
éternelle, c'est par son humanité qu’il nous manifeste les perfections de sa nature divine. Bien qu’il soit le vrai Fils de Dieu, il aime à s'appeler « le Fils de l’homme » ; il se donne ce titre même dans les occasions les plus solennelles où il revendique avec le plus d'autorité les prérogatives de l’Être divin. î
Chaque fois, en effet, que nous nous trouvons en contact avec lui, nous sommes en présence de ce mystère sublime : l’union de deux natures — divine et humaine, — dans une seule et même personne, — sans mélange ni confusion des natures, sans division de la personne.
C'est le mystère initial que nous devons avoir toujours devant les yeux quand nous contemplons Notre-Seigneur. Chacun de ses mystères met en relief ou l’unité de sa personne adorable, ou la vérité de sa nature divine, ou la réalité de sa condition humaine.
Un des aspects les plus profonds et les plus touchants de l’économie de l’Incarnation est la manifestation des perfections divines faite aux hommes par la nature humaine. Les attributs de Dieu, ses perfections éternelles nous sont ici-bas incompréhensibles ; ils dépassent notre science. Mais, en se faisant homme, le Verbe incarné découvre aux esprits les plus simples, par les paroles tombées de ses lèvres humaines, par les gestes accomplis dans sa nature d'homme, les perfections inaccessibles de la divinité. En les faisant saisir à nos âmes par des actions sensibles, il nous ravit et nous attire à lui: Ut dum visibiliter Deum cognoscimus, per hunc in invisibilium amorem rapiamur *.
C'est surtout durant la vie publique de Jésus que se déclare et se réalise cette économie pleine de sagesse et de miséricorde.
De toutes les perfections divines, l'amour est assurément celle que le Verbe incarné se plaît davantage à nous révéler.
Au cœur humain, il faut un amour tangible pour lui