‹ Le Christ dans ses mystèresChapitre 99 sur 134 · Luc. XXIV, 26. — 2. Rom. VIII, 17. — 3. Apoc. XXI · texte numérisé non relu

Luc. XXIV, 26. — 2. Rom. VIII, 17. — 3. Apoc. XXI

que nous participons à sa vie, « nous apparaîtrons avec lui dans la gloire » : Cum Christus apparuerit VITA VES- TRA, tunc et vos apparebitis CUM IPSO in gloria”.

Cette espérance nous comble de joie, et c’est parce que le mystère de Pâques, en étant un mystère de vie, afermit notre espérance, qu’il est aussi éminemment un mystère de joie.

L'Église le montre en multipliant, durant tout le temps pascal, l’Alleluia*, cri d’allégresse et de félicité emprunté à la liturgie du ciel. Elle l’avait banni durant le Carême pour manifester sa tristesse et communier aux souffrances de son Époux. À présent que le Christ est ressuscité, elle se réjouit avec lui, elle reprend, avec une ferveur nou- * velle, cette exclamation joyeuse en laquelle se résume toute l’ardeur de ses sentiments.

Ne l’oublions jamais : nous ne faisons qu'un avec le Christ Jésus ; son triomphe est le nôtre ; sa gloire est le principe de notre joie. Aussi, avec l’Église notre Mère, redisons souvent l’Alleluia pour montrer au Christ notre joie de le voir triompher de la mort, pour remercier le Père de la gloire qu’il donne à son Fils. L’Alleluia que l'Église répète sans se lasser, durant les cinquante jours de la période pascale, est comme l'écho toujours renouvelé de cette prière par laquelle elle termine la semaine de Pâques : « Faites, s’il vous plaît, Seigneur, que ces mystères de la Pâque soient désormais une action de grâces, et que l’œuvre de notre régénération, qui va se développant sans cesse, devienne en nous le principe intarissable d’une joie sans fin*.

1. Col. III, 4. — 2. « Louez Dieu ». — 3. Secrète du samedi de Pâques.

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