CHAUDE VEL
Ah! il en parlait autrefois avec transport, je l'ai entendu, je le répète. Anclricux, n'uvouerez-vous donc jamais qu'en 1832, un jour où je visitais M6nilmonlant, vous essayâtes de me convertir ù la religion nouvelle? Oui, vous-même... je vous vois encore, parbleu! Vous étiez Tun des plus jeunes de cette troupe sacrée, mais déjà grave; votre parole était biblique et vous aviez une barbe à peindre. Seize ans après, quand je vous revis au château, TapOtre était rasé, chef de famHle; il causait drainage, irrigation, machines agricoles, élève du bétail surlout; il engraissait admirablement les bœufs et s'arrondissait lui-même; mais il refusait de reconn u(re ceux qu'il prêchait naguère, et de ses vieilles
opiHJoug saUU-vsi^ioni.euue^ il iiQ souHliil mot.,... Pqurqut)}? il g'y trouvait du bon.
MlClIAUn.
Du bon? J'ai vu le sainl-siinoiiismc à Tcravrc, moi, cl je sais ce qu'en vaul l'aiino... Vous accusez M. Andrieux à tort, j'en suis sur; je ne le connais que depuis un an, mais nous avons Aiit amitié à première vue.
' LE DUC
Andrieux, auriez-vous été de tout cela sans m'en parler ?
Monsieur le duc, j'avais pris avec moi-même l'en^ gagement de ne point rappeler ces souvenirs.
CHARDEVEL.
Enfin ! Habemus confitentcm.
MICIIAUl).
La pudeur avec laquelle M. Andrieux a vojlé ses folies me désarme... Errare linmanuin est.
LE DUC
Toujours discret, Andrieux. Allons, il est de ces romans de jeunesse dont l'homme mûr ne parle pas.
CHARDEVEÏ .
Messieurs, il est de ces premières amours dont on ne Rucrit jamais... Quoi qu'il en soit, son silence nouç est acquis, nous no causerons qu'à trois. Il nous tarde à tous sans douîe d'écouter ce que M. le duc nous dira de Rome ; mais avant lout il me paraît convenable de faire honneur au dernier venu, à vous, Monsieur Michiud. Volr^^ lliéologio prolosliinle
manquait à rbarmonie de nos entretiens, et si vous voulez nous en expliquer les rapports avec votre ferveur pour le catholicisme, ce sera l'entrée en matière.