‹ Le Christ et les antechrists dans les Écritures, l'histoire et la conscienceChapitre 15 sur 34 · DANS L*HIST01A · texte numérisé non relu

DANS L*HIST01A

qa'en se servant de termes nouveaux , on ne dise cependant pas de choses nouvelles. »

Quel vertige doit s être emparé de certains esprits pour les empêcher d'entendre des paroles aussi manifestement vraies ? Le progrès est si peu opposé à lunité qu'on ne le conçoit même pas sans elle. On n'avance qu'en marchant dans une même direction, qu'en suivant une même voie, qu'en tendant à une même fin.

Nous savons que les nouveaux sophistes prétendent ne pas renier l'unité , qu'ils s'efforcent même de la retrouver dans cette unité supérieure où toutes les contradictions viennent se confondre ; mais ce n est là que leur dernier rêve, celui où leurs pensées s'évanouissentA Si le monothéisme est la vérité, le polythéisme est un mensonge; si la création de l'homme dans l'état de justice et de bonheur, sa chute, son châtiment, sa rédemption, en un mot si le christianisme est la vérité , le judaïsme infidèle à sa propre tradition, l'islamisme et le rationalisme sont des mensonges; si Jésus-Christ est le Verbe de Dieu, et s'il a dit à son Eglise , à l'apostolat perpétuel : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des siècles,^ » le protestantisme est un mensonge. Vouloir réunir l'immuable vérité et tous ces mensonges dans une unité supérieure, ce n'est donc pas seulement renier la foi , mais c'est renier la raison, et le père Gratry a bien fait de jeter le cri d'alarme à la vue de la raison menacée par la sophistique contemporaine.

(4) Rom. 1.81. • (t) Matth. 88. tO.

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Oai , ia raison a ses maladies comme le cœur , et son orgueil lui donne aujourd'hui la fièvre. Adorer toutes les contradictions dans Tunité supérieure du moi qui seul, en effet, les enfante toutes, n'est-ce pas l'acte d'june intelligence en délire ?

Nous adorons, nous, Celui dont il a été dit : ce Jésus- Christ^ Fils de Dieu, n'est pas tel que le Oui et le Non se trouvent en lui, car tout ce qui est en lui est très-ferme : Dei enim Filius Jesus-Christus qui in vobis per nos prœdicatus est, non fuit Est et Non , sed Est in illo fuit.^ »

Le Christ est l'unique révélateur du progrès de l'humanité, parce que lui seul a dit pleinement d'où elle vient, ou elle va, et par quel chemin; ce qu'elle est devenue, et ce à quoi elle doit prétendre et s'élever. Lui seul nous révèle pourquoi la vie est un combat : Militia est, une lutte pour retrouver non-seulement notre grandeur première, mais pour faire la conquête de ce qui eût été déjà l'objet de l'activité plus pacifique de l'homme dans l'état de justice primitive : la perfection ou l'union parfaite avec Dieu.

(4) II. Cor. t. 19. — Dans aoo Histoire de l'EcoU d'Alexandrie , M. Vacheroit dit de l'éclectisme néoplatonicien , qu*il est la fusion harmonieuse de doctrines doni /a C0NTiiADiCTio:< disparaît dans Tunitâ d'dm principe supébieur. (Tom. 8. p. 460.) Eo s'exprimaDt ainsi, M. Vacherot n'est que Técho de Hegel, qui prétend transformer la vieille logique , c'est-à-dire l'esprit humain , en établissant au-dessus du principe de contradiction le principe d'identité , ou le principe du troisième survenant , principe supérieur en vertu duquel deux propositions contradictoires sont déclarées identiques , de sorte que le principe hégélien se formule ainsi : Jdeutiié de l'identique et du non identique. Les échos de Hegel ont les leurs è leur tour. M. Laurent , par exemple , a dit dans le 5« volume de ses Etudes : « il y a eu hostilité Jusqu'ici entre Mahomet et le Christ, mais ils finiront par se rencontrer dans une unité supérieure, » On le voit , c'est le principe de Hegel appliqué k l'histoire des religions, comme Uégel lui-même Ta appliqué à la métaphysique, quand il adit : L'être en tant qu'être n'est que le néant. C'est le pour et le contre déclarés identiques. — Voir à la fin de cet ouvrage , l'exposé complet do cette incroyable doctrine. '

DANS l'histoire. MA

La grande victoire de l'homme doit être remportée sui* lui-même. 11 doit reconquérir, à laide de Dieu, lempire sur ses passions en révolte. La force spirituelle ou la vertu par laquelle il rétablit chez lui Tordre moral et conserve la paix intérieure, est le plus difficile des courages : c'est celui qui emporte le ciel : Regnum eœlorum vim patitur, et violenti rapiunt illud.^

Cette grande et suprême victoire qui rétablit l'ordre dans l'homme lui-même et y fait régner la justice , les ramène aussi dans les diverses sociétés dont il est membre. La famille , sans doute , est de droit naturel , et la société civile aussi , du moins dans ses conditions fondamentales , mais comme la nature décBue ne peut retrouver son intégrité, ni remplir toute justice, c'est-à-dire observer toute la loi morale, même naturelle, sans un remède réparateur, sans un secours surnaturel; de même, l'ordre ne peut être parfaitement rétabli , la justice complètement observée dans la famille et dans l'Etat, que par le secours surnaturel de la religion. Comme la grâce est nécessaire à l'àme pour la guérir, l'affermir et l'élever à sa fin , des institutions pleines de grâce, c'est-à-dire surnaturelles, sont nécessaires au salut des sociétés ou à leur conservation dans l'ordre, à leur progrès dans la justice et la vraie liberté. La religion qui unit les- hommes entre eux et avec Dieu dans une société surnaturelle de vérité et de grâce, eût été, même dans l'état d'innocence de notre nature ,* l'àme des sociétés humaines , puisqu'elle prépare , dispose et élève l'homme à sa destinée véritable dans la vie future. Mais depuis la chute de l'homme, la religion n'est plus seulement la puissance qui élève la nature humaine à sa fin , elle est encore la puis-

(4)Matth. Il.li.

saDce qui relève cette nature tombée, qui guérit cette nature malade, qui aide cette nature blessée et affaiblie, dans l'accomplissement même de la loi naturelle. Cette vérité est ineffaçablement écrite dans les faits les plus saillants de l'histoire. N avons-nous pas vu la dégradation de la famille considérée comme de droit naturel par les plus grands esprits du paganisme ? L'esclavage païen qui méconnaissait la dignité et les droits de la personne humaine n'a-t-il pas été à son tour défendu comme une institution de droit naturel par la philosophie antique ? ' Et ne devait-il pas lui paraître naturel, puisqu'il l'était, en quelque sorte, à une société non régénérée, non relevée surnaturellement ? La corruption n'est-elie pas naturelle à la mort ?

Cette double dégradation de la société domestique et de la société publique nous étonne, parce que nous sommes chrétiens, ou du moins parce que nous jouissons des fruits du christianisme. C'est encore ce qui nous empêche de nous étonner de la régénération surnaturelle de toutes les deux, régénération qui n'a été , nous l'avons démontré ,* que la conséquence directe , le fruit même de la régénération des âmes, de la victoire de l'homme sur lui-même, du triomphe que la grâce a fait remporter à la justice sur les passions 5 cette grande source de toutes les servitudes.

II y a donc un progrès de la religion et un progrès par la religion. Il y a un progrès de la religion , parce qu elle doit être de plus en plus connue, de mieux en mieux comprise et pratiquée. Il y a un progrès par la religion , parce qu'en régénérant les âmes , elle régénère le monde, et qu'en

(1) Voyez Tanalyse des doctrines de Platon et d'Aristote dans le grand ourrtge de Balmès sur la CwiUêiUton europiwne. (S) Art. 8«. % Set 3

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faisant latter l'homme contre lai-mème pour recouvrer l'empire intérieur, elle fait par là rentrer aussi dans Tordre social l'empire de la justice et du droit. ^

Mais l'homme n'a pas perdu seulement la justice intérieure ou l'empire de lui-même ; il a perdu aussi la science ou l'empire de la vérité, et la puissance ou Tempire de la nature. Sa vie trois fois militante cherche à recouvrer ce triple empire par un triple progrès.

La lutte contre l'ignorance pour resaisir le sceptre de la science , et la lutte contre la matière indocile pour ressaisir la direction des forces de la création , peuvent avoir lieu , sans doute, et ont lieu souvent, comme le travail qui triomphe de la stérilité de la terre, sans le secours de la foi; mais si l'homme, dans ces luttes diverses, peut triompher sans la foi , jamais cependant ses victoires ne seront pleines sans elle. Elles finiraient même par être désastreuses, s'il prétendait au progrès scientiGque et au progrès matériel , sans prétendre en même temps au progrès moral , et s'il voulait celui-ci indépendamment de sa condition indispensable : le progrès religieux.

En effet : la science humaine isolée , séparée de la foi qui est l'adhésion de la raison à la science de Dieu , produit l'orgueil , et nous dérobe ainsi tout un ordre de sublimes vérités dont la lumière nous offusque, nous irrite même, parce que nous ne pouvons les mesurer à notre mesure. Si notre science était plus sage , elle nous ferait baisser les yeux, et aussitôt la lumière du ciel, inaccessible en elle-

(4 ) On voit que la dûlindion de l'ordre oetarel et de l'ordre sarnatarel n'en implique pas la séparation , au contraire. Celui-ci suppose celui-là » et celui-lk a besoin de celui-ci pour atteindre sa fin yëritable.

Si A iÉSUS-GHRIST

même, répandrait pour noas un jour admirable sur toutes les choses de la terre. Privée des données de la révélation» la science doit se borner à scruter les faits mystérieux du monde visible, * et peut à peine conjecturer les autres. La révélation lui fournit avec certitude les faits du monde invisible : Argumentum non apparentium. Or, ceux-ci sont les premiers, car ce qui se voit des yeux du corps, passe ou se modifie; c'est l'invisible qui demeure. Les faits passagers ne sont que l'ombre des autres, ou leur reflet dans le temps. Ce n'est donc qu'à l'aide de la révélation que la science peut découvrir quelque chose de certain sur l'harmonie des deux mondes , et qu'arrivée à ce degré suprême de la science ici-bas , elle peut préluder à la vision promise, non aux victoires de la science / mais à celles de la charité.

Le progrès matériel seul, sans le progrès moral, fournit des aliments aux passions sans leur offrir de remèdes, jette

(1) Les moindres faits de la nature sont pleins de mystères. Celui qui ne le Toit l>as est bien aveugle , et ignore Jusqu'à son aveuglement. Les sciences constateot des faits et en recherchent les lois, et quand elles découvrent ces lois , ce sont de nouveaux Taits qu'elles constatent , sans en voir le moins du monde la raison dernière , comme Newton le disait en parlant de la grande loi de l'attraction. Kepler a va plus avant que Newton , parce qu'il a comparé les vérités visibles aux vérités invisibles attestées parla révélation , mais ça été pour se confondre dans une adoration plus profonde de la Trinité. — Si la science n'acceptait pas les faits de la nature malgré leurs mystères , elle deviendrait etle-mème impossible , puisqu'elle doit reposer tout entière sur l'observation. Mais puisqu'elle accepte les faits de ce monde , sur le simple témoignage des sens , comment n'accépterait-elle pas les faits de l'autre , sur le témoignage de Dieu ? Elle a le droit de vérifier si ce témoignage est de Dieu , mais une fois reconnu avec certitude , il ne lui reste plus qu'à profiter de ses clartés. Sans ce témoignage, Jamais la science ne sera pleine : toutes les facultés , sans la théologie , ne sont qu'un corps sans tète : elles ne feront Jamais une université : Univeniumm «cttnlionim. Du reste , la science qui ne recherche pas Dieu , n'est qu*une peureuse , et c'est quand elle a peur qu'on l'eiilênd siffler dans l'obscurité f

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inévitablement la société dans le désordre, et devient ainsi le principe de sa propre ruine. C'est quand il ignore le frein moral, la force sainte qui atteint les consciences, qu'on le voit, à certaines époques, espérer uniquement dans la force publique, et se rassurer quand ceux qui régnent prodiguent à la foule inquiète et menaçante, de l'argent et des plaisirs au prix de tout le reste : Et ils pansaient les plaies de mon peuple cPune manière honteuse, et ils disaient : La paix^ la paix, lorsqu'il n'y avait point de paix. '

Enfin, le progrès moral sans le progrès religieux n'est qu'un rêve , et tout effort tendant à réaliser Tun sans l'autre , est une tentative inutile contre la nature des choses. L'homme est ce qu'il est, c'est-à-dire déchu, blessé dans ses puissances, et en même temps racheté et attiré à une vie meilleure. S'il nie la lutte intérieure que toute con-. science atteste, il se nie lui-même. S'il n'entend plus la voix qui gémit en lui comme en nous tous : Omnis créa-tura ingemisdt, il est volontairement sourd ; s'il ignore la réponse à ce cri intérieur : Qui me délivrerai il ne sait rien. Il ne sait pas le remède à son mal , il ne sait donc pas le premier mot de la morale sincère ; il dissertera sur les passions , mais ne régnera jamais sur elles.

Le progrès , pour être vrai , doit donc être harmonique dans ses différentes sphères, et le progrès des âmes, le progrès intérieur doit vivifier, soutenir les autres et les garantir de leurs propres égarements.

Ces progrès divers produisent le mouvement des peuples vers une plus grande perfection, mais ce mouvement n'a

rien de fatal. Il ne ressemble ni au cours régulier des fleuves, ni même au flux et au reflux des mers, parce que , s'il est soumis à des lois, les peuples sont libres de les violer ou de les accomplir, en tout ou en partie. La Providence les laisse dans les mains de leur conseil, et c'est à eux de choisir ce qui doit les élever ou les abattre. L'histoire tout entière condamne sans appel les rêves de l'école fataliste.

Jusqu'ici, nous n'avons parlé que du progrès de la religion , du progrès par la religion , et du progrès secondé de la religion. Il nous reste à parler du progrès tenté contre elle.

La révélation a eu des ennemis dans tous les temps, parce que , dans tous les temps , la lumière a blessé les yeux malades et gêné les passions. Mais jamais complot aussi vaste n'avait été organisé contre la parole de Dieu qu'au dernier siècle. Le christianisme touchant à tout, à la création du monde et de l'homme , à l'origine des choses , à la dispersion des sociétés , à la division des langues et des races, à toute la suite de l'histoire de l'humanité, se vit attaqué de tous les côtés à la fois. On s'efforça de trouver des arguments contre lui dans l'astronomie , la chronologie, la physique, l'histoire naturelle, la géologie, la hnguistique, les traditions des peuples et de leurs différents cultes. Mais ces efforts de la haine ne furent pas les seuls. Des esprits supérieurs, par l'amour désintéressé de la science elle-même, firent succéder aux œuvres plus ou moins légères du XVIII® siècle, des travaux du premier ordre. Lacépède, Cuvier, ChampoUion, de Humboldt, Arago, Klaproth, Nieburgh, Rémusat, Dolomieu, Deluc,

Letronne, Marcel de Serres, Balbi, de Paravey, Ampère, de Férussac, et bien d'autres, devinrent, presque tous sans le vouloir , les vengeurs de la révélation ; et le progrès des sciences tourna merveilleusement à la gloire de la foi dont on en espérait la ruine.

C'est là un fait unique dans l'histoire des religions. Aucune autre religion que la religion, que la première et la perpétuelle , n'a pu soutenir l'épreuve de la science. Le paganisme n'a pu résister à un seul regard de l'esprit humain, a dit un célèbre écrivain de nos jours,* mais ce n'est pas le paganisme seul qui n'a pu résister à l'examen. L'islamisme, chacun le sait, n'y résiste pas davantage, et le schisme comme les hérésies ne le soutiennent pas non plus. Le schisme, dès que la science le touche, cesse ou tombe dans l'hérésie; et Thérésie, au contact de la science, retourne à la foi ou se dissout dans le rationalisme. Le seul christianisme universel ou catholique n'a rien à craindre de cette épreuve souveraine. Le siècle entier des encyclopédistes n'a servi qu'à vérifier cette parole du divin fondateur de l'Eglise : Non prœvalebunt adversus eam.

Encore une fois , nous sommes en présence d'un fait unique dans les annales du monde.

Le paganisme n'a obtenu la foi ni de Socrate, ni de Platon, ni d'Aristote, ni de Cicéron, ni d'aucun de ses grands hommes. Les lettrés de la Chine, les philosophes de l'Inde, les savants de l'islamisme, ne conservent ni la foi de Brahma , ni la foi de Bouddha , ni la foi de Mahomet.

{i) Thiers. De la PropriéU.

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Le christianisme seul a conquis et gardé la foi des plus fermes génies de tous les siècles.'

Ne voyez-vous pas que le doigt de Dieu est ici et qu'il n'est qu'ici? La science n'a jamais gardé la foi là où la foi ne répond pas à la révélation véritable , et la foi n'aime et ne protège la science que là où elle est sûre d'elle-même parce qu'elle est sûre de Dieu.

Est-il besoin d'ajouter que le rationalisme, dans sa prétention à l'union de la science et d'une religion nouvelle , à l'union d'une science et d'une foi de sa façon , est plus faible, plus infirme, que le plus infirme des cultes? Qu'il se le tienne pour dit : En religion , qui n'a pas le passé n'aura pas l'avenir. Ce qui n'a pas été cru hier , ne le sera ni aujourd'hui ni demain. Voilà pour la foi future du rationalisme. Quant à sa science , nous voulons dire sa science religieuse , nous croyons avoir démontré surabondamment

, 1} [^ science et rincrédulité soDt souvent unies , sans doute , mais on ne trouve nulle part , en dehors du christianisme , la science et la foi vivant ensemble dans de» intelligences telles, par exemple, que saint Justin, saint Irénée, saint Clément d'Alexandrie, Origène , TertuUien , saint Cyprieu, Alhénagore , Lactance , saint Rasile-le-Grand , saint Grégoire de Naxianze , saint Chrysostôme , saint Ambroise . saint Jérôme , saint Augustin , saint Léon , saint Vincent de Lérins , saint Grégoirelo-Grand, saint Jean Damascène, Boèce , Cassiodore, saint Isidore de Scville, Beda , Alcuin , Gerbert , Roger Bacon , saint Anselme , saint Bernard , saint Thomas d'Aquin , saint Bonaventure , Le Dante , Gerson , Suarez , Pic de la Miraodole , Le Tasse , Copernic , Galilée, Kepler , Baronius , Bellarmin , Descartes , Pascal , Corneille, Racine, Bossuet, Leibnitz, Petavius, Thomasain , Fcnelon, Bergier, Murntori , saint Alphonse de Liguori , de Maistre , de Bonald , Chateaubriand , Schlegel , Siolbcrg , GOrres, de Haller , Balmès , Mochler , Ozanam , Donoso Corlès. pour np rien dire des vivants et ne citer que quelques noms des différents âges de PKglise. L*actioii permanente do l'Eglise sur le progrès intellectuel ne peut tMre i-oiitestée que par l'ignorance ou la mauvaise foi. (Voyez Le libre Examen, etc., ^c QtQo |<Jntretien.\ 11 est évident que TEglise aime la science. Elle a toujours su <|ue la lumière du temps et celle de l'éternité viennent de la m4me source.

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qa'elle ne supporte pas l'examen , qu'elle est convaincue de faux par Thistoire, et condamnée par les faits qui la dominent.

Il nous reste à citer le rationalisme au tribunal de la conscience.

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