CHAPITRE Y I
Effets de la grâce sur une vierge chrétienne. — Eclatante victoire rempoitée par Sumitanda. — Ferveur de ce prince. — Soixante mille païens sont gagnés à la foi.
Les troubles recommonœrenl bientôt dans la capitale générale du Japon. Nobnnanga, privé de son valeiireitv lieutenant Valandono, qui venait de périr dans une bataille, a\ait à luller contre les intrigues de la cour de Méaco et contre l'ingratitude de Tenipereur qu'il avait rétabli sur le trône. Il fut attaqué jusque dans ses états de Boari et de Mino ; mais il fut victorieux , et ramena battant ses agresseurs jusque sous les murs de Méaco. L'empereur, aveuglé par un sot orgueil , ne voulut entendre à aucune proposition , quelle que fût la modération du vainqueur. L'effet de son obstination fut une nouvelle défaite qui fut définitive. Nobunanga prit, à l'approbation générale, le titre d'empereur, et ne laissa qu'une ombre d'autorité ou plutôt de distinction au faible souverain.
Sous sa puissante protection , la chrétienté de Méaco et des royaumes voisins devint très-florissante , et le P. Froez , qui en fit alors la visite , trouvait à chaque pas des exemples de vertus et des signes d'une providence toute particulière de Dieu qui lui tiraient des yeux des larmes de consolation ; mais rien ne le toucha davantage que ce qu'on lui raconta d'une jeune fille de qualité. p]lle avait été baptisée dans sa plus tendre enfance par le P. Viléla. A peine