CHAPITRE IX
tirpr l'eslime ot la confiance des grands ; et de tous les princes et seigneurs auxquels il avait eu occasion de faire connaître Jésus-Christ , il n'y en avait aucun qui n'eût pour lui quelque chose de plus que de la considération. Sa prudence paraissait surtout dans le discernement des esprit*; , et dans les mesures pleines de sagesse qu'il prenait pour donner aux églises qu'il fondait une solidité qui les mît à répreuve des plus rudes secousses ; enfin , outre les cures surprenantes que son habileté dans la médecine et la chirurgie lui donna lieu de faire, la pureté de sa foi et l'éminence de sa sainteté furent récompensées du don de guérir par des remèdes surnaturels les maladies qui se trouvaient beaucoup au-dessus des forces de l'art.
Au reste, le P. Almeida n'était pas le seul qui eût reçu le don des guérisons miraculeuses ; Dieu l'avait abondamment communiqué à tous les missionnaires. Dès qu'on savait qu'il en devait passer quelqu'un par une ville ou par une bourgade, on ne manquait pas de mettre sur son passage tous les malades désespérés des médecin.?, et il était très-rare qu'ils ne fussent pas guéris.
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