‹ Le christianisme dans la vie moderne: pages choisies de S.E. le Cardinal MercierChapitre 16 sur 76 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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LE PROBLÈME DE:' LÂ^^ÇCH^irS^If^Nt:'^ -liçtlf^^ 101

des événements extérieurs. Les sciences de la nature s'efforcent à nous satisfaire en simplifiant et en élargissant de pluà en plus les liaisons qui rattachent les uns aux autres les phénomènes observables. Mais il y a aussi des faits intérieurs, plus immédiatement certains que les phénomènes de la nature et perceptibles uniquement par la conscience du^ujet en qui ils résident; parmi ces faits, il en est un qui se dresse devant la pensée attentive de chacun de nous : un idéal de perfection morale qui^ sans nous et parfois malgré nous, s'impose à nous, à telle enseigne que nul ne peut se défendre de Tadmirer et de l'aimer. Kant l'appelait « l'impératif catégorique absolu ».

Quelques heures avant de boire la ciguë, Socrate tenait réunis autour de lui ses plus fidèles disciples et là, dans cet état de simplification suprême qu'opère la perspective immédiate de la mort et de Tau-delà, détaché par le cœur de tout ce dont il allait sur T^heure se séparer, il leur disait : « Mes amis, celui-là ne s'achemine pas vers la vertu, dont toute la vie se passe dans des alternatives de voluptés, de tristesses ou de craintes, pareil à ceux qui changent une pièce en petite monnaie. La sagesse est la seule monnaie de bon aloi pour laquelle il faut changer toutes les autres. Avec elle on achète tout, on a tout, le courage, la tempérance et la justice ^ »

Et notre divin Maître, au soir de la dernière Gène, après avoir ceint d'un linge ses reins et avoir lavé les pieds à ses disciples bien-aimés, ne leur

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