The foundations of belief, pp
Et VOUS entendez encore les échos de la parole éloquente de Brunetière qui, « après une visite au Vatican », écrivait dans la Revue des Deux Mondes : (( Les sciences sont impuissantes, je ne dis pas à résoudre, mais à poser convenablement les seules questions qui nous importent... la science, pour le moment et pour longtemps encore, a perdu la partie. Incapables de nous fournir un commencement de réponse aux seules questions qui nous intéressent, ni la science en général, ni les sciences particulières, physiques ou naturelles, philologiques ou historiques, ne peuvent plus revendiquer comme elles Font fait depuis cent ans le gouvernement de la vie présente^ » ; et qui, d'autre part, dans sa conférence à Besançon sur le besoin de croire^ disait : « Le besoin de croire est le fondement ou, si vous l'aimez mieux, la condition de toute morale, de toute science et de toute action ))^... « Pas de morale sans croyance, ajoutait-il, et pas de croyance qui, pour mériter son nom, ne doive impliquer l%bsolu »^.
Et le savant académicien s'attachait à ramener les hommes de sa génération au catholicisme, mettant une insistance particulière à rappeler les services que la foi chrétienne a rendus et peut seule rendre aujourd'hui et demain à la société.
Ces dernières années, en ce commencement même de notre xx^ sièéle, il s'est produit soudain en pays anglo-saxons un mouvement qui a des ana-
1. Revue des Deux Mondes y Après une visite au Vatican, 1895, pp. 99 et 105.