Rom., V
LA VIE DE l'aME 233
« Tous ceux qui acceptent Faction du Saint-Esprit « sont les fils de Dieu. Et ce n'est pas un esprit de « crainte que vous avez reçu, à la façon des esclaves ; « vous avez reçu, au contraire, un esprit d'adoption « qui vous fait pousser vers Dieu ce cri de la piété « ûliale : mon Père, mon Père ! »
N'avouerons-nous pas que nous serions des insensés si, croyant fermement, au nom de la foi de notre baptême, que nous sommes le siège permanent de ces réalités mystérieuses, nous refusions délibérément d'y prendre attention ?
« Est-ce que vous ne savez pas, disait l'apôtre « saint Paul aux Corinthiens, que vos membres « sont les temples de TEsprit- Saint, qui est en vous, « que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous « appartenez pas? Vous et le Seigneur n'avez « qu'un môme esprit » . « Qui autem adhaeret Doa mino^ uniis spiritus est ^ »
Oh ! je le sais, et j'entends ne rien exagérer, nous avons mille excuses d'oublier Dieu. Les choses sensibles nous frappent sans cesse et nous ne pouvons nous arracher à leur action; le moi nous sollicite toujours à considérer complaisamment ce qu'il y a de bien en nous-mômes ; il est superflu d'ajouter que nos fautes et les suites de nos fautes nous éloignent de Dieu; puis, il y a pour le plus grand nombre les besoins de la vie quotidienne avec l'assujettissement de leurs soucis ; il y a, pour nous^ les études, les affaires, les intérêts de nos frères qui