‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 20 sur 110 · LES EGLISES D ASIE MINEURE · texte numérisé non relu

LES EGLISES D ASIE MINEURE

l'église de Firmilieii', et par Xéo-Gésarée, léglise de Grégoire le Thaumaturge- : à sa voix, les populations

a à Rome 46 prêtres. 7 diacres, 7 sous-diacres, 42 acolytes, 42 exorcistes, lecteurs et portiers et 4Û.U00 fidèles. — Eusèbe, VI, 43.]

• Ami d'Origène, Firmilien, évèque de Gésarée vers 230 mourra à Tarse en 2(i'J : il prend part aux controverses de S. Cyprien et à celles que soulève Paul de Samosate. C'était un homme de science et de caractère, mais il est très mal connu. Peut-être at-il écrit quelque traité sur le S. Esprit. — Bardenhewer, II, 269- •21-2 : Harnack. I, 407.

Faut-il lui rapporter l'évangélisalion de l'Arménie? Elle a commencé, peut-être, avant le iv^ siècle. Voir S. Weber : Die Icat/ioiisclie Kirche in Arménien, Freiburg, 1903.

- Né à Néo-Gésarée (Pont), il étudie à Béryte, puis à Césarée, sous Firmilien et Origène (2o3) : il sera évèque de Néo-Gésarée de 240 à 270. Nous avons de lui des Remerciements à Origène, P. G., 10, 1049: un Symbole de foi [Hahn : Bihliotheh., 253]: une lettre canonique, P. G.. 10, 1019; une Métaphrase : un traité de Y impassibilité de Dieu (seulement en syriaque, voir Martin, dans Pitra : Analecta Sacra, IV, 103 et 363). [Plusieurs écrits contestés : traité de l'àme. P, G., 10, 1137: Homélies, Anal. Sacra, IV, 134 et lo6; — plusieurs écrits apocryphes : le traité à Evagre (ou Philagre) sur la divinité; le traité de la foi. P. G., 10, 1103 ; les 12 chapitres sur la foi. de nombreuses homélies]. Son vrai nom était Théodore; il avait un frère, Athénodore. qui reçut un évèché dans les mêmes régions écartées. Tout y était à faire. « Grégoire se mit à l'œuvre, évangêlisa les villes et les campagnes, sachant se mettre, lui, le grand seigneur et l'homme de haute culture, à la portée des plus humbles j)aysans. Il s'efforça même de les déranger le moins possible dans leurs habitudes religieuses, leur laissant les fêtes, les processions, les banquets sacrés, auxquels ils étaient accoutumés, et se contentant d'adapter ces formes extérieures au culte de Dieu et des martyrs... Ce saint évèque laissa une impression profonde. Ses miracles sont célèbres : ils lui valurent les surnoms de Grand et de Thaumaturge, w [Duchesne, I, 441-443. — Voir Bardenhewer, II, 272-289: Ryssel : Grerjorius l'hat/maturgas, Leipzig. 1880. — Nous avons sou panégyri(}ue par Grégoire de Nysse, P. G., 46. 909].

Les progrès de l'Evangile dans les campagnes entraînent la multiplication des évéqucs de campac/nc ou chorcvèques [attestés

païennes, magistrats en tète, démolissent les temples ou les consacrent à Jésus. — Antioche rayonne, avec une force chaque jour croissante, sur les communautés de Syrie et de Palestine ; une école religieuse s'y développe qui augmente encore son prestige K Tandis ipie des exégètes comme Malchion et Dorothée y disciplinent les intelligences, les âmes pieuses avivent leur foi dans des pèlerinages aux Lieux saints : on recherche les souvenirs alors subsistants du Sauveur, on vénère les maisons de Bethléem et de Nazareth, on retrouve la Croix sur le Calvaire-. — Alexandrie attire à son

• lès la lin du n<^ siècle, vu Phrygie]. Et celle niultiplicalion des chorévèques commence de produire leur subordination au.x évèques des civila/es, qui sera complète au iv^ siècle [conciles de Sardique et de Laodicée]. L'Occident semble n'avoir |)as eu de chorévèque avant le début du v siècle. Voir Gillmann : Daa Inslilul der Cliorbischofe itn Orient, Munich, 1903: H. IJergère : Élude historique sur les chorévèques, Paris, 190.J.

* Voir sur lécole dAntioche et sur Paul de Samosale, j). 180- 18:2, 176.

C'est à ce moment que commence de s'organiser, avec l'appui des évèques d'Osrhoëne, l'Eglise chrétienne de Perse. On ne sait rien de Mari, dont l'existence est seulement jjossible ; on aper- (;oil mieux 1 oMivrc organisatrice de Papa bar 'Aggaï, évêque de Séleucie-Ctésiphon dans le dernier quart du m»" siècle; malgré certains évèques. Papa parvient, grâce à l'appui des évèques d'Osrhoëne et de Syrie, à « fédérer toutes les chrétientés persanes sous son hégémonie » ; déposé i)ar le concile de Dadiso. il est bienliM rétabli (vers 300-:i2o). Voir Labourt : Le Christianisme dans l'ei/tpire perse, Paris, 1904, 9-28.

- Ale.vandre de Cappadoce, (|ui devint évé(pie de Jérusalem après Narcisse et mourut vers 250, a été attiré en Palestine i)ar le « désir de voir et de visiter les Saints Lieux ». il est « le premier |)èl(Min de Jérusalem (pie l'on connaisse ». Noter qu'Eusèbo n'attribue pas à Constantin la découverte de la Croix et (pie (( S. Cyrille de Jérusalem, en 347. sept ou huit ans après la publi-

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