LA DISCIPLINE SE FIXE
on n'entendait plus guère parler d inspirés, de prophètes, de docteurs itinérants. Depuis léchée du Montanisme et de la Gnose, la hiérarchie était décidément tout. C'est par les évêques que Ion se rattachait aux Apôtres ; cest eux qui détenaient la tradition et l'autorité; eux seuls étaient qualitiés pour interpréter la doctrine et pour diriger la société des fidèles ^ »
A ces progrès du Christianisme répondent et s'opposent les progrès des religions qui rivalisent avec lui : c'est, pour tous les cultes nouveaux, Theure de la moisson. Attis et Cybèle-, Isis et Sérapis '^ étendent
' Duchesne. I, 333 . — On croit apercevoir qu'un certain abaissement de la moralité chrétienne correspond aux progrès de lÉglise à ce moment. On voit des évêques qui gèrent des immeubles ou courent les foires : on voit des fidèles devenir flamines, c'est-à-dire prêtres pdiens. Les actes du concile qui se réunit à Elvire (Grenade) peu avant 303, jettent un jour très curieux sur le monde laïque chrétien à la veille de la persécution dioclétienne : les évêques réagissent avec vigueur contre ce lais5er-aller. « Sur les 81 canons dont se compose Tordonnance des Pères d'Elvire. 1" se terminent par la sévère formule : nec in finem dandarn. esse commiinionem...: (les évêques; s'en rapportent à Dieu du soin d'agréer le repentir (des coupables).» [Duchesne. I. 323: voir, du même. Le Concile d' Elvire et les flamines chrétiens, dans les mélanges Renier, 1887, p. 139: Hefele- Leclercq.I. 1. 212-264. — \ln autre document non moins curieux touchant les mœurs chrétiennes de ce temps est une homélie contre les joueurs : l'auteur en est sans doute un évèque africain du IIP siècle [Monceaux : II, 112; Lejay : Revue critique, 1890. II, 364 : llarnack l'attribue au pape Victor; Bardenhewer, II, 446-1 - Cumont : Les Religions orientales dans l'empire romain, Paris. 1906, 71-81. Ces cultes se combinent avec le Mithriacisme : de là. la diffusion des tauroboles (« le myste couché dans un trou reçoit le sang d'un taureau égorgé au-dessus de lui sur un plancher à claire-voie »i \R. Wst.Litt. rel., lUOl. 97]. Voir Hepding et Wissowa : op. laud.
" Cumont : p. 104 et 273-273 : Lafaye : Histoire du culte des div.
le cercle de leurs dévots ; mais ce sont les religions de la Syrie et de la Perse ({iii accomplissent alors les plus surprenants progrès. Après lléliogabalc qui veut donner au Baal d'Kmèse 1 hégémonie sur les autres dieux S voici Aurélien que pousse la môme foi et qui instaure dans l\ome la religion de « l'invincible Soleil». (( Adoré dans un temple splendide par des pontifes égalés aux anciens pontifes de Rome, fêté tous les quatre ans par des jeux magnifiques. Sol inviclus est, lui aussi, élevé au rang suprême dans la liiérarchie divine, et devient le protecteur spécial des empereurs et de l'empire ^ ))Les mystères deMitlira semblent bénéficier toujours de la réclame que leur a faite jadis la conversion de Commode : qui sait s'ils ne domineront pas le monde méditerranéen ? « Diocléticn, Galère et Licinius, qu'une entrevue solennelle réunit à Carnuntum, sur le Danube, y consacrent un sanctuaire à Mithra protecteur de leur empire »-. Quelques années auparavant, un prophète a paru en Perse : Mani combine avec les doctrines de l'Iran les traditions sémiti((ues dont le clergé de Babylone a toujours la garde, et ressuscite le dualisme : il enseigne l'opposition de deux dieux rivaux, la lutte de la lumière et des ténèbres ; le but de la création est la victoire de celles-là sur cellesci, et Mani a été envoyé sur terre afin de l'accélérer.
iV Alexandrie hors cVËçiypte, 1884; arlido « Isis » dan.«; Darombcrg- Sàglio : liriippc, 1503.
' Cnmont. j). 138 i:!0.
- Ciinu.nt, 1». \^\ et Mun. Mi/.sL Mil lira, I, p. L'81,
LE MANICHEISME .M
Comme les Chrétiens occupent le devant de la scène, le Manichéisme naissant revêt une forme chrétienne. Mani devient le Paraclet qui sauve l'enseignement de Jésus; un pontife, douze maîtres, soixante-douze évèques dirigent la contre-Eglise et la modèlent sur sa rivale ; la discipline de l'arcane sexagère; les fidèles sont répartis en deux classes, les « élus et les « écoutants )), et c'est aux élus seuls que sont interdits le travail, le mariage, les viandes. Les missionnaires du prophète obtiennent dans l'empire un incroyable succès. Mais quel hommage à la puissance conquérante de lEglise que ce travestissement chrétien dont s'affuble la religion nouvelle ' ! Le dieu de Mani et d'Auré-
* ^lani, fils de Fàtak-Bàbak, originaire d'Ecbatane, est né à Ctésiphon en 215 : c'est vers 242 qu'il commence à prêcher, mais il est banni par la royauté perse mazdéenne : toléré vers 270, grâce à un frère de Sapor qu'il a converti, il est bientôt persécuté de nouveau, et crucifié près Suse, à Gundesapour, en 276- 277. — On connaît mal les théologiens qui ont christianisé le Manichéisme authentique, et les missionnaires qui l'ont prêché dans l'empire, à partir de 279-280 [Eusèbe, VII, 31]. Lire dans Duchesne. l, 5o9-o61 ou Tixeront, I, 433, quelques détails sur la théologie manichéenne primitive. « Le culte était très simple : il ne comportait que des i)rières et des chants. 11 y avait une fête au mois de mars, la fête du Bêma, commémoration de la mort de Mani. On dressait un trône richement orné... Personne ne s'y asseyait, mais chacun venait se prosterner devant. »
Selon Mani. le monde céleste se composait de deux empires rivaux, chacun distribué en cinq « demeures ». Attaqué par l'Esprit du Mal, le Père des lumières engendre deux Éons, la Mère de Vie et l'Homme Primitif et s'organise ainsi en une trinité ; mais l'Homme primitif et les cinq éléments qu'il a engendrés [air, vent, lumière, eau, feu] est vaincu et absorbé par les Ténèbres. — La plainte de l'Homme Primitif décide le Père à faire naitre une seconde trinité [Ami des Lumières. Second Ban? Esprit vivant] : à cette seconde époque, à celte seconde bataille, les puissances
lion, Millira, Si-i'apis, CybMo ne sont pas, quoi qu'il semble, de dani^creux rivaux pour le Serviteur de lahvé, le Christ .lésus ! Les lOglises gnosliques S el le
du mal, ou Archontes, sont vaincues par l'I^sprit Vivant qui. de leurs corps déctiirés, forme dix cieux, puis huit terres, enfin nos astres, notre vent, 7iotre ejiu, 7ioh'e feu. — Mais une mystérieuse revanche des Archontes inaugure un troisième acte du grand drame, et provoque une troisième émanation divine : le Père envoie dans le Soleil le Messager, qui, aidé de douze Vertus, fait mouvoir les astres, dégage la lumière, purifie les éléments, refoule en bas les noirs Archontes. Par malheur, une partie de leur substance mauvaise tombe à terre et y enfante les végétaux : les animaux naissent aussi fâcheusement des lœtus, également tombés, des Archontes femelles; et les hommes ont le môme malheur, ils sont enfantés par le roi et la reine des Ténèbres. — Une quatrième épo(|ue commence lorsque le Père envoie Jésus révéler aux hommes le secret de leur double nature et leur devoir.
On croit (jue Mani a subi l'influence d'une Kglise gnosticiue particulière, apparentée à l'Elcésaïsme et à rOi)hilisme, et d'où procèdent les Mandaïtes actuels (leur livre, le Trésor, a été édité par Petermann en 1867. Berlin), — en môme temps que l'influence sémitique et l'influence iranienne. Voir Brandt : Die /nandciische Belifjion, ihre Enlwickelung nnd geschichiliche liedealung, 1889.
Nous avons un édit de persécution lancé contre le Manichéisme par Dioclétien [Code Gréf/or., IV, 4], vers 296-30i> : il est extrêmement violent. — On vient de trouver à Salone une inscription manichéenne, sans doute antérieure à l'édit [Cumont, dans Revue d'Hisl. EccL, 19U8, 19]. — Voir Aboulfarage : le Fikrist, éd. de Fliigel. Leipzig. 1871 ; Théodore Bar-Choni : Eskolion ddLWè Pognon : Inscriptions mandai tes, Paris. 1899 ; liegemonios : Acta Arclielai. éd. Beeson. Leipzig, 1906 ; et Fliigel : Mani, seine Lehre und seine Schri/'Ien, 1862 ; Kessler : Untersuchungen zi/r Genesis des manichaeischen Religionsystems, 1876, et l'article « Mani w dans Ilauck : Rochet : Essai sur Mani..., Genève, 1897. On attribuait à Mani sept ouvrages principaux [le livre des Mystères: le livre des Géants; l'Kpitre fondamentale; la lettre eschatologique ; le livre du Trésor de Vie : l'Action ; l'Évangile des 70] et 76 lettres.
' L'adoration de Jésus par les Gnostiques les empêche de se laisser absorber par le Manichéisme : ils se rallient souvent au Christianisme plutôt (juau Manichéisme. — Ce sont les Ophites
LE PAGANISME o3
vieux Judaïsme ^ végètent : leur force d'expansion semble morte ; c'est beaucoup pour eux de ne pas mourir. Seul, le Paganisme traditionnel est vraiment vivace ; seul, il lutte tenacement contre l'Evangile, soit que ses vieux cultes locaux - confisquent toujours les adorations ûq^^ foules, soit que sa philosophie nouvelle •
qui paraissent les plus actifs : on leur rapporte deux ouvrages que nous avons encore : la Pistis-Sophia, originaire d'Egypte. 111'= siècle, raconte en quatre livres la chute et la rédemption d"un éon : les lirres de Jeu sont un peu antérieurs. Voir Sclnvartz- Petermann : Pisfis-Sophia. Berlin, 1851; et la grande publication de Cari Schmidt.
LÉglise marcionite est encore très vivante.
' L'évolution particulariste s'accentue : autour du patriarcat de Tibériade, à Capharnalim, à Nazareth, à Diocésarée. à Babylone. les docteurs compilent les traditions qui forment la double liemara. Les polémiques sont fréquentes entre Chrétiens et .Juifs. En quelques endroits, la communauté des traditions religieuses entraine certain rapprochement des deux cultes : le concile dElvire doit interdire « aux chrétiens de faire bénir par les .Juifs les fruits de leurs champs » : Paul de Samosate s'appuyait sur les Juifs [Th. Reinach : Histoire des hracUles iJ9Ûii, 39].
- Beugnot : Histoire de la destruction du par/anist/ie en Occident, Paris, 1835; Chastel : Histoire de la destruction du paganisme dans Vempire d'Orient, 18.50: Schaltze : Geschichte des [ nierf/anr/s des griechisch-rœmischen Heideniurns, 1887-1892, '2 vol., léna : Seeck : Geschichte des l'nterçjanrjs der antiken Welt., IS'.Jd-l'JOl; Boissier : La fin du Paganisme, Paris. 1891, 2 vol.; Lasaulx : Untergang des Hellenismus und die Einziehung seiner TempeUfilter durch die christ. Kaiser, Miinchen, 1854 : Toutain : Les cultes païens dans l'empire romain. Paris, à partir de 1905. en cours de publication.
' Voir infra, p. 158, le néo-platonisme. — Je reproduis ici une page curieuse d'Arnobe : avant sa conversion, c'est le type du païen dévot, on le sait : il s'y peint comme tel. Et j'imagine que beaucoup d'âmes ressemblaient à la sienne : « J'adorais des statues qui sortaient des forges, des dieux fabriqués sur l'enclume... Si j'apercevais une pierre polie et frottée dhuile d'olive.
travaille à démarquer le Chrislianisme et vise par là à lui ravir les âmes de l'élite.
Le iv*' siècle verra de nouvelles victoires de l'Eglise ; mais, à la différence de la paix de Gallien, la paix de Constantin se forliliera dune alliance. Une nouvelle guerre éclate dabord qui était logiquement impliquée par Tœuvre de restauration impériale à laquelle reste attaché le nom de Dioctétien *. Les hommes obscurs
je croyais y trouver une i)uissance divine, je me prosternais devant elle, je l'invoquais, et je (leun demandais des bienfaits o [I, 3'J, Adv. Nat.]. Même après sa conversion, il reconnaît a au.\ sorciers le pouvoir de deviner l'avenir, de causer la mort d'un homme par leurs enchantements, de briser les affections de famille, de déchaîner l'amour, d'assurer la victoire ou la défaite des chevaux de cirque, de rendre muet, d'ouvrir les portes sans clef » [I, 43, — d'après Monceaux, III, i43].
* Caius Aurelius Valerius Diocletianus, fds d'un affranchi dalmate. est né en 244 : administrateur de la Mésie, il y a fait admirer son habileté. « C'était un esprit net. une tète froide, une intelligence ferme, qui eut un plan de réforme, un système de gouvernement, et qui se proposa de restaurer l'empire à son déclin par des procédés en partie nouveaux, en partie empruntés à ses prédécesseurs. » « L'idée-mère du système, c'est la centralisation absolue, la suppression de toute vie politique locale, de tout vestige des libertés antiques, en un mot l'autocratie (à la perse). Dioclétien est le fondateur du régime byzantin». L'empereur devient un être divin, et le Sénat n'est plus qu'un conseil municipal ; au-dessous de l'empereur, un .sacrum coiisislor'nim, conseil d'Ktat tout-puissant, et cinq ministres, magisiri sci'inioruin. Kn raison de l'étendue des frontières menacées, Dioclétien répartit l'empire en quatre grands commandements militaires, 285-2'J3: il confie l'Occident à un vigoureux soldat. Maximien Hercule, qu'il fait Auguste, qu'il établit à Milan, et
L ŒUVRE DK DIOCLETIEN 55
dont il guide l'effort compreniKmt que, pour lutter contre le péril extérieur chaque jour plus menaçant,
auquel il adjoint un César, Constance Chlore : celui-ci reçoit l'Kspagne, la Gaule et la Bretagne, avec Trêves pour capitale. Dioclétien se donne également un césar, en la personne de Galère, et lui confie la péninsule des Balkans (résidence Sirmiumi ; il se réserve l'Asie: Niconiédie est sa capitale. Ces quatre commandements militaires sont divisés en diocèses, chaque diocèse en provinces : il y a en tout 12 diocèses, gouvernés chacun par un vicaire, et 96 provinces. L'armée est augmentée et réorganisée : derrière les troupes de couverture ilimitanei, riparieuses), on groupe de fortes réserves ipalatini et cornilatenses) : le service militaire est mis en rapport avec la richesse des citoyens; les villes s'entourent de remparts et reçoivent garnison.
Dioclétien conserve la frontière du Rhin Ja frontière du Danube, reconquiert la ligne du Tigre; il abdique le l»"" mai 303, ainsi que Maximien Hercule. — Galère et Constance Chlore, devenus Augustes. ont pour césars Sévère et Mnximin Daïa. Mais Sévère, qui remplace, comme Auguste, Constance Chlore mort .23 juillet 306), est battu et tué par Maxence (fils de Maximien qui regrette le pouvoir) : Maxence se proclame Auguste en Occident, fin 306; mais il y est combattu par Licinius, nommé par Galère Auguste en Occident, 11 novembre 307; il y est combattu également par Constanlin. fils de Constance Chlore, qui est devenu césar au moment de la promotion de Sévère comme Auguste, août 306, et qui reçoit de Galère, en novembre 307, le titre de fils d'Auguste. Lorsque, le 3 mai 311, meurt Galère, l'empire d'Orient est divisé entre Maximin Daïa, qui garde TAsie, la Syrie et l'Egypte, et Licinius, qui a la péninsule des Balkans. Maxence tient toujours l'Italie et l'Afrique, Constantin les Gaules. A la fin de 311, Constantin s'allie à Licinius. attaque Maxence et l'écrase à la bataille du pont Milvius. 28 octobre 31:2. En 313. fort de l'alliance de Constantin dont il a épousé la sœur, Constantia, Licinius attaque et bat Maximin Daïa qui s'empoisonne à Tarse, août 313. En 314, Constantin attaque et bat Licinius à Cibales, puis à Mardie:mais ce n'est qu'en 323 que Constantin écrase son rival à Andrinople, puis àScutari; il le fait périr en 3:24. L'unité de l'empire est rétablie.— Voir Duruy : VI et VII : Mommsen. X : de Broghe : VÉrjUse et l'empire romain au IV" siècle; Schiller, Geschichte der rom. Kaiserzeit. II : Gibbon et Tillemont.
il ne siiflit pas do rapproclior dos Iroiiliôros le ronlre de la résislaiico ; il faut oiu'(ire parer au daiiu:er intérieur qui désarme Tempire eu délouruaut de la vie publique ses membres les plus vigoureux : il faut reprendre la politique de Septime Sévère et de Dèce. L'esprit simpliste de Galère, qui gouverne en qualité de César les pays danubiens, se laisse le premier gagner au })lan de la eliancellerie impériale. Sous prétexte de raffermir la discipline militaire, il obtient de l3ioclétien l'autorisation de rétablir dans l'armée, pour tous les ofliciers, l'obligation de prendre part aux sacrifices. A cette mesure beaucoup de chrétiens résistent, qui sont cassés de leurs grades. Une épuration générale s'ensuit : elle atteint juscpfaux simples soldats et fait parfois couler le sang ^ Le premier pas était franchi : les instances de Ga-
* 11 semble assuré cjne Dioclrtien était un païen sincère : « il fréquentait les tem|)les et saeriliait aux dieux, sans mysticisme, mais avec un sentiment profond, estimant sans tloute qu'il faisait ainsi son devoir d'homme et surtout de souverain. » [Cf. son rescrit contre les Manichéens. Duchesne, II, 8-1»]. — Mais, au début, il ne veut pas qu'on verse le sang : Lactance. 37o/7. Pers., 41 ; sa femme Prisca, sa fdie Valeria sont chrétiennes ; chrétiens encore beaucoup de i)crsonnaiîes du palais, Pierre. Dorothée, Gorgonius. — Quelle a été l'origine de la décision impériale? La l)ression du parti anti-chrétien impéiialiste dont Galère est le chef; le grand nombre des chrétiens (|ui entourent Dioclétien — ce (jui l'irniuiéte ; — peut-être l'incident d'un sacrifice troublé par des chrétiens[Lactance : de mort, pers., 10|. voilà sans doute les trois faits (\\\\ exi)Iifpient l'ordre, lancé de Nicomédie. c/i •VOï' ; ordre à tous les soldats de sacrifier sous peine d'être exclus de l'armée : le magister militum Vcturius est chargé de surveiller l'opération [Eusébc : \iii. 1. 4; Chron.. 2317: l.actance : loco
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