L EGLISE ASSERVIE
qui l'ait mine (Je vouloir le discuter; il le l'ait cipjjrouver parmi coneile (l'évèqucs orientaux réuni à Constantinople, il le communique à lépiscopat tout entier avec ordre d'y souscrire sous peine d'exil. « L'univers entier « gémit et s'étonna de se voir arien. » L'Église était asservie à l'empereur \
Cette servitude dura peu : Constance mourut: Julien l'Apostat, qui [iratiqua, au protit du Paganisme, le même absolutisme doctrinal, fut tué par les Perses; Valens voulut suivre l'exemple de ces théologiens couronnés- : il fut arrêté par la résistance grandissante de l'Eglise. La foi traditionnelle venait de trouver des chefs aussi habiles qu'énergiques. Grâce à eux, loin que le Christianisme pâtisse d'avoir ses des-
• Une intrigue des, Ariens intransigeants (Patrophile de Scythopolis et Narcisse de Neronias, vieux amis d'Arius), affaiblit le crédit de Basile d'Ancyre au moment de Rimini, Séleucie. Constantinople, juillet 3b'J-3GU . Basile est déposé.
- Valens fait brûler en mer 80 Catholiques qui protestent, en 370, contre la nomination de Démophile au siège de Constantinople. A la mort d'Athanase, 2 mai 373, il chasse son frère et successeur Pierre qu'il remplace par larien Lucius. « La police, commandée par le préfet Palladius et soutenue par la plus vile canaille, envahit encore une fois l'église de théonas. Les vierges sacrées furent insultées, assassinées, violées, promenées nues par la ville. Un jeune homme fardé, habillé en femme, s'était hissé sur l'autel, où il exécutait des danses de caractère, tandis qu'un autre assis tout nu dans la chaire où Athanase avait siéo-é. v débitait d'obscènes homélies. Ainsi profanée, la basilique vénérable accueillit l'élu de Valens..., escorté du comte des largesses Magnus et du vieil Euzoïus. » (Duchesne. H. A., II. 38'j). Voir la lettre de Pierre, réfugié à Rome (Théodoret : H. E., IV, 19 ; Socrate IV. 22). — Partout Valens voulait faire signer aux évêques le formulaire de Rimini-Constantinople. Seul,^ Basile de Césarée lui en impose.
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linées lices à celles de iKtat, cesl lui qui bcncticie désormais de ralliaiice.
Lélimination des influences anti-chrétiennes, lintroduction des principes chrétiens dans les lois, l'attribution aux membres de lEglise dune action reconnue par IKtat datent, en vérité, de Constantin lui-même: mais c'est au temps de Valentinien, de Gratien et de Théodose que ces trois faits apparaissent avec netteté et attestent avec évidence l'action de l'Eglise sur l'empire.
Le Paofanisme est combattu avec une vivacité croissante et linalement proscrit. Un rescrit et un édit de 319 attaquent les abus do l'arl divinatoire, interdisent l'entrée des demeures privées aux haruspices etnepermettentà ceux-ci d'exercerleur art que dans les temples et selon les rites consacrés. Deuxrescrits de 321 complètent la j)ensée de l'empereur : dans l'un, il menace de sévères châtiments ceux dont les jjresligos magiques seraient dirigés contre la vie ou la pudeur ; l'autre déclare que les haruspices doivent toujours être consultés quand la foudre frappe un édifice public, mais il établit aussi que leurs réponses doivent être transmises immédiatement à l'empereur. Peu à peu, l'offensive chrétienne s'accentue : Constantin, après lamortde Licinius, inliM-dit aux fonctionnaires de participera aucun sacrifice public, il interdit d'élever en Orient de nouvelles idoles, il confisque les biens de