L APOSTOLAT DE SAINT CHRYSOSTOME
s'en souvenir et pratiquer la charité, d autant qu à l'origine de toutes les grandes foi-lunes, il y a l'injustice, la violence ou la fraude. Le remède à cette situation scandaleuse, c'est l'aumône largement et quotidiennement pratiquée. Chrysostomeestpar excellence l'apôtre infatigable de laumône miséricordieuse et fraternelle. Donner aux pauvres, c'est donner à Dieu. « Mettez Dieu, dit-il, au même rang que vos esclaves. « Vous donnez par testament la liberté à vos esclaves. « Libérez le Christ de la faim, de la nécessité des pri- « sons, de la nudité... )>
do S. Ignace, de Babylas...: les Homélies sur les Staliies. 387 : les deux célèbres discours sur Eutrope. — De ses sermons, il faut rapprocher ses 23S lettres les 17 lettres à Olyrnpias prèclient lutilité de la souffrance, respirent le détachement du monde, la confiance absolue en Dieu].
Quelques livres : sur la divinité de Jésus, 387 [P. G., 48, S13|. -^u)- S. Babylas; plusieurs éloges de la vie monastique [P. G., 47]: le veuvage; la virginité: le sacerdoce; etc.
Voir Croiset, V. 951 : Rauschen : Jahrb. der chr. Kirche unter dem K. Tlieodosius, 1897: Baiiffol et Pargoire dans/îerî/e ^/èZ/^^/e 1899. 56G et Échos d^Orient, l'JOO, loi : Bardenhewer : Patrologie, U. 164: dom Baur : L'entrée littéraire de S. Clirysostome dans le monde latin [Revue dhist. eccl., 11)07, 2491.
Comme apôtres et réformateurs de la vie chrétienne, il faut citer, après S. .Jean, S. Cyrille et les Cappadociens. dont il sera question plus tard. Zenon [Bigelmayr : Zeno von Verona, Munster, 1904], saint Ambroise, Pacien de Barcelone, etc....
Acace. évêque de Bérée [332-432]. Sévérien évèque de Gabala. mort après 408, .\ntiocho3 évèque de Ptolemaïs [400-408] ont été tous trois récusés comme juges par S. Jean Chrysostome : les deu.x premiers avaient été de ses amis: le second était très célèbre comme orateur [Papadopoulos Kerameus a édité ses homélies dans les 'Av2ÀE/.Ta UsocroÀJiJi'.-'.xf,; 7Ta/joÂOY''aç, 1891, S. Pétersbourg]. Gennadius connaît Sévérien et Antiochos : on trouve dans les Chaînes des extraits de leurs œuvres.
i20 l'k(.lisf: impkhiale : i.a vie ciihktienxf.
L'ennemi de la vie familiale, e fst la eourlisane. Jean aUa(|ae avec autant de véhémence (jiie de j)réeision la débauche et tout ce (jui la favorise, théâtres et coutumes licencieuses : — la liberté des moeurs païennes (léj)assail de beanconp la lilxM'lé di^s n<'>tres. — 11 défend le mariage et cherche à imj)lanter des babil udcs qui lui ^•ar(lent toute sa vertu, il veut que llutnime se marie jeune, et proclame très haut réi;alilé radicale des époux. Il revendique la réciprocité complète de leurs oblii^ations, rejette comme une absurde niaiserie la tolérance du public pour l'adultère de l'homme; il déliin't sagement la mission du mai'i et celh^ de la femme, manpic les limites de leur domaine et indique le sens de leur action. « La femme garde la maison, « elle prend soin do rintérieur, elle surveille les ser- (( vanti^s, elle nous donne le titre de j)ères, nous « délivre des prostituées, nous aide à observer la con- « tinence, à réprimer l'aiguillon de la chair'. >>
L'ennemi de la vie religieuse, c'est linconscience par où l'homme ari-ive à oublier sa radicale misère, à croire (pi'il se sunit, à ne plus sentir la nécessité du secours <le Dieu, à londxM- dans le rel.M-h(Mii<Mit v[ la routine, .le.iii attaque donc le relàcheuKMit et la routine, sans i-epos ni trêve. Il prêche la nécessité de l'incessante j)i'ière. du j)ei|M''tuel l'ecnurs à Dieu. A ceu.x (pii. j>ar<alenl mi dt'liance dCu.x mêmes. iM^/uIent
* Sur les iinetir:» du li'iups, voir (i. >(»rfl . I.a ruine du monde antique, l'JUl. pa.^sitn.