L HYPOSTASE ET LA PERSONNE
(( l'adoration. Les trois, nous les confessons dans les « hypostases, — ou les personnes, comme certains « préfèrent dire, — -->. oï -.oix Tat; ôroc-ics^-.v, zi-o-jw a Kpo^jto-o'.ç, 0 ^'(7!. çO.ov. Car il faut en finir avec cette « ridicule querelle, élevée entre frères, comme si « notre relio-ion consistait dans les mots et non dans « les choses... Que signifient pour nous les hypostases (( et pour vous les personnes ? Cela veut dire que les « trois sont distingués non par les natures mais par les « propriétés ^ )> Les évêques applaudirent : les Orientaux parce que Grégoire proclamait la trinité des hypostases, les Occidentaux parce qu'il se contentait du terme personne pour désigner les diverses manifestations de Dieu, bien que Sabellius l'eût employé autrefois en le vidant, si j'ose ainsi dire, de sa signification de subsistance. En 382, léquivalence personne = hypostase était adoptée par les évêques et ratifiée par Damase. Après Athanase, après Grégoire de Nazianze, saint Ambroise affermit la paix de l'Eglise : il avait largement subi l'influence de la science origénisle et cappadocienne.
Grégoire de Xysse peut, dès lors, en toute sécurité, développer ses spéculations hardies sur les trois Personnes : c'est le continuel sujet de ses méditations -.
' Trad. de Régnon : op. laud.A, 210-211.
- Parfois même il semble ne voir dans runité divine qu'une simple unité spécifique, frôlant de très près le trithéisme : il marque raboutissement extrême de la spéculation trinitaire en Orient. Par moments, il est vrai, Grégoire recule, propose plus justement de définir par Tunité de ïopération la nature de
« Pour exprimer leur diversité réelle dans riiinlé/iiviiu\ il adjoint aux persoinies des toô-o-, j-.xrjlzoj; (lô'.ô-r,T£: yapa/TYjO'Çojiav, i;x'0£-:a •oK.jaaTa). Au Père, il attribue Vx-;trrr^'Z'.x, uou eoiiime essence, mais comme manière d'être, yj'^'-;, au Fils la ';vrrr^':i'x, à l'Esprit- Saint râx-ôosjTu:. » Les conciles de 802 et 381 ont défini, grâce à Atlianase et à Grégoire de Xazianze, que l'Rspril est Dieu, qu'il est radicalement distinct du monde, qu'il n'est nullement subordonné au Père. Grégoire de Xysse déclare à son tour que IKsprit-Saint est une personne distincte, « car l'Ecriture enseigne qu'il vient (( de Dieu et qu'il est l'Esprit de Jésus-Christ ; en sorte (( qu'il ne partage ni avec le Père la propriété persona nelle d'être inengendré, ni avec le Fils celle dètre (( le Fils unique )), qui s est uni à riiumaiiilé dans le sein de Marie '.
rimilé divine. — Il emprunic à Orifïi'^iie sa mélliodo allégoriciiio (Vie de Mo'ise), sa doctrine de la valeur cosmique de Tlncarnation, ses llieoriesde l'apocatastase et rie la liberté des créatures: il le corrige sur laqueslion de préexistence de l'âme, r.nrdenhewer. Il, Il G.
' La théologie arienne spéculant sur rKsprit-SainI devait nécessairement nier sa divinité : comme le Fils est créé par le Père, ainsi l'Esprit est créé par le Fils. La théorie fut d'abord, semble-l-il. proposée en Kgypte. L'évèque de Constantinople, Macedonius, arien modéré, qui mourut vers 360. ne semble pas s'en être occupé jamais. Mais deux de ses disciples, ascètes très réputés. Eleusius de Gyzique — que saint llilaire estimait fort — et Marathoniusde Nicomédie accueillirent la théorie égyptienne, vers oGl-362 : de \k le nom de macédoniens (pi'on donna à ces pneumalomaques [Duchesne, II, A:, II, 367-371|. Leurs ])orleparoles semblent avoir été Eusébe, évêque d'Eméseen I*hénici(\ mort vi>rs 359, Georgi'S. évéquede Laodicée de Syrie mort après 3t)0 et Basile évéque d'Ancyre, mort aussi après 300. [Noter que.