‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 63 sur 110 · LA TENEUR DU TEXTE BIBLIOUE · texte numérisé non relu

LA TENEUR DU TEXTE BIBLIOUE

Ses élèves conlinuent sa tradition : l'un d'eux. Pamphile de Césarée, réunit dans cette ville une importante collection de manuscrits bibliques : il corrige, d'après Origène, ceux qu'il peut trouver, et il en écrit lui-même de nouveaux^ Un ami de Pamphile, l'évêque de Césarée, Eusèbe, travaille avec la même ardeur à la même tâche : les dix tableaux qui résument les Questions et solutions évangéliques confrontent les textes parallèles des Synoptiques et de saint Jean et indiquent comment on peut les accorder; l'Onomasticon contient une table alphabétique des noms de lieux cités dans lAncien Testament, avec la situation de chacun deux et les noms qu'il a portés dans la suite-. Les adversaires d'Origène, Diodore. Théodore, Théodoret, rédigent d'innombrables scholies pour corriger ou éclaire ir le texte sacré ; dans son livre sur les Mesures et les Poids, saint Epiphane traite des versions comparées de F Ancien Testament, des poids et

plusieurs de nos mss. dérivent des codices palestini, ainsi le chisiatuis. R. Vil. 45'. Une traduction syriaque des Septante exécutée vers 617 par Paul de Telia nous est parvenue. Voir P. G. 15 et 16: Swete : On introduction ta Ihe old Test, in greek. 1900, 59; Revue Biblique, 1895,501.— Origène ne s'est pas occupé du texte du N. T. — Sur les scholies, voir supra, p. 144-143.

' Bardenhewer : G. A. L., II, 247.

- Le premier travail d'Eusèbe s'inspire d'un travail analogue exécuté vers 220 par Ammonius d'Alexandrie : G. H. Gwilliam : The ammonians sections, 1890, Oxford. — Le second a été traduit et remanié en latin par .Jérôme : De situ et nominibus locorum hebrdiconim. Voir de Lagarde : Onomastica sacra, 1887. Gôttingen. — Eusèbe avait encore fait un plan de Jérusalem et du Temple, une chorographie de la Judée...

mesures usités cliez les Juifs, de la !j:é(>Ljraj)hie de la Palestine.

Enfin, celui qu'il arrache à riiilluence origéniste se consacre avec une ardeur si jiassionnée à la science scripturaire qu'il en apparaît depuis lors comme le plus illustre représentant. Saint Jérôme a appris Ihébreu lorsque, après avoir couru le monde de Rome à Trêves et d Aquilée à Antioche, las des hommes, affamé de paix, il sest enfoncé, à lest d'Antioche, dans le désert de Ghalcis. Il est venu à Conslantinople et à Uome, chassé de sa solitude par les querelles théologiques ; et là, à la prière du pape Damase, afin de mettre un terme aux abus qu'entraîne la diversité des versions latines de la l^ible, alors en usage en Occident, il revise lune diMiti'c elles et fixe le texte du Nouveau Testament, l'n peu j)lus tard, il s'établit à lîethléem où il reste jusqu'à sa mort, et il y revise, cette fois, l'Ancien Testanient, d'après les Septante des Hexaples — dont il consulte l'original même, — et d'après le texte hébreu. Cette revision n'est pas achevée qu'il se décide à pousser son travail plus à fond : il entreprend de traduire à nouveau, sur l'original, (( selon la lettre hébraïque », comme il dit, l'Ancien Testament tout entier. Outre Ihébreu, il est à noter que Jérôme savait l'araméen et qu'il connaissait très bien les traditions juives. Apollinaire, Grégoire de Nazian/.e, Origène ont été ses guides •.

• Gost en 382-384 (ju'il révise, à Rome, le texte fin N. T., et anssi, mais « inLomplclcment et à la hàle » lu l'.santier d'après

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