‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 80 sur 110 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

action comme }3asile et Grégoire <le Xysse sur la diversité d'opération des hypostases ; — c'est encore son point de vue central qui diffère notablement du leur. La conscience orientale se sent proche de Dieu par /« penfiée quelle porte en soi : le mystère irrite sa curiosité plutôt qu'il neffraye sa faiblesse. La conscience occidentale se sent séparée de Dieu par le péché dont le poids l'accable, et aussi par une moindre estime de la portée de l'intelligence : la nature n'est pour elle qu'une indéchiffrable énigme et, seule, la grâce souveraine de Dieu peut lui porter le salut, la paix et la vie. C'est sur l'idée de science que s'est arrêtée, en Orient, la conscience chrétienne ; c'est l'idée de souffrance qui est devenue, en Occident, le thème de ses méditations. La synthèse de la science du monde et de la souffrance de l'àme, l'union des deux iniinis, voilà bien le mystère qui sollicite la pensée humaine.

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