‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 91 sur 110 · LA PAIX AVEC ROME · texte numérisé non relu

LA PAIX AVEC ROME

Hormisdas lui rapportent lassurance que l'empire accepte franchement Chalcédoine, rejette V Hénotique et (( les formules les plus aiguës de saint Cyrille «. L'empire a beau jeu désormais pour se poser en champion de l'orthodoxie : les Germains, aux dépens desquels doit s'opérer la réorganisation des provinces occidentales, sont précisément des ariens. Bien plus, à Rome même, plus facilement qu'au temps d'Anastase, Justinicn pourra former un parti ecclésiastique qui prendra le mot d'ordre à Byzancc; un homme s'y rallie, dont l'importance est très grande ; c'est Dioscore, diacre chassé d'Alexandrie par les Monophysites, un des négociateurs de 519. En 5^3, en 526, peu s'en faut qu'il ne devienne pape ; il est enfin élu en 530. S'il meurt peu de jours après, son succès est du moins une indication précieuse pour les ambitieux ; tel qui tournait le dos aux Byzantins commence de leur revenir.

Mais, à regagner l'Occident, il ne faut pas que l'empire perde l'Orient. En môme temps qu'il se réconcilie avec Rome, Justinien comble d'avances les Monophysites ; il a grand soin de les distinguer d'avec les hérétiques ; il les rappelle bientôt de l'exil auquel il les a condamnés en 5i9-5:ÎO ; il s'évertue à leur démontrer que les tenants de Chalcédoine ne sont pourtant pas des Xestoriens ; il comble de prévenances leur chef, le patriarche d'Antioche, Sévère ^ ; il organise une réunion contradictoire qu'il préside lui-même et où il

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