‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 92 sur 110 · IV · texte numérisé non relu

IV

espère rétablir la paix. P(Mne perdue, vains efforts! Les Monophysites ne veulent rien entendre ; ils savent (pi'ils peuvent com])ter sur rini])ératriee 'Hiéodora et le nouveau patriarehe Anthime ; ils escomptent l'appui d'Alexandrie résignée à sa défaite ; leurs missionnaires redoublent d'activité, Jean do Telia, Pierre d'Apamée, le moine Zooras. Enfin Anthime pousse ouvertement le cri de guerre et accepte ofïiciellement VllénotiqfAe « publié pour la ruine du concile de Chaleédoine^ »

* Le conseiller technique de Justinien dans son effort conciliateur est le moine Léonce, 485-543 ; il montre que la nature humaine de Jésus n'est, ni àvjTÔa-aTo;, ni û-ô^-raT'.^, mais svoTTOJTaTo;. Son travail a précisé la notion d'hypostase : avec ses i)rédécesseurs il admet (ju'elle est à la nature ce que le propre est au commun, qu'elle désigne « la nalure indiv'uluée par les notes distinclices : l'habit, la couleur, la grandeur...; mais il refuse d'en conclure qu'elle soit nécessairement une chose parfaite... 'yrJjizii;^ est premièrement ce qui subsiste en soi, secondairement ce qui est parfait. Donc, ce qui est parfait n'est pas nécessairemcMit hypostase. La nalure peut être parfaite sans être hypostati(pioment, sans subsister par soi-même... On réservera donc le nom d'hypostase aux êtres substantiels qui subsistent en eux-mêmes et ne peuvent entrer en composition avec un autre être ». Une nature peut subsister, soit dans son hypostase connaturelle, soit dans une autre hypostase. Ainsi en est-il de la nature humaine de Jésus : elle est parfaite, et elle n'est pas hyi)OStase, mais elle subsiste dans l'hypostase du Verbe éternel. L'union des deux natures en Jésus n'est ni AOL-zy. ojjcv, ni y.7.-y. TTpôjtor.ov, mais /'.aO''j7:ôa-:aJtv. « Jus(pi'ici Léonce tient le jus^e milieu. Voici où commencent ses concessions aux Monophysites : les attributs de chaque nature -o'-ÔTY^TE.; n'existetit j)as en eux-mêmes... », ils appartiennent à riiypobtase. A part quelques restrictions (la divinité est éternelle, riuimanité passible), les idiomes des deux natures appartiennent donc cl l'hypostase commune ; « le Verbe a souffert pour nous, a été crucifié, et l'addition au Trisagion est légitime si elle

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