‹ Le christianisme et l'empire (200-700)Chapitre 95 sur 110 · LES HÉSITATION^ DE 15YZANCK · texte numérisé non relu

LES HÉSITATION^ DE 15YZANCK

« tète de toutes les églises » ; son concile officiel, en 553, recula lui-même devant cette consécration de son succès. Pourtant, puisqu'il cntondait condamner effectivement Chalcédoine, pourquoi ne pas punir l'église qui,, depuis un siècle, soutenait sa cause? Le fait est qu'il recula devant une mesure radicale. Il s'arrogea seulement le droit de conlirmer le pape romain, et il encouragea doucement son patriarche à revendiquer le titre de patriarche œcuménique.

Maître de l'Italie, maître fie Rome par conséquent. de Pxome détruite et ruinée, l'empereur contrôle et confirme les élections pontificales comme les élections épiscopales. Ce n'est pas seulement que le pape est l'évèque de Rome; c'est encore que les Ostrogoths ont créé une tradition à cet égard depuis que les intrigues

acuité particulière : Théodore Ctt origénisto. Pelage anti-origéniste ; Théodore s'appuie sur les moines de la Nouvelle Laure, du couvent de Martyrios. de la laure de Firmin. et sur Domitien, l'évèque d'Ancyre: Pelage et les anli-origénistes 5"a{)puient sur S. Sabas, Gélase, S. Jean IHésychaste, S. Cyriaque (c'est seulement en 542. lors d'un voyage en Palestine, que Pelage a pris parti dans la querelle). Kphrem d'Antioche lance une lettre synodale contre les erreurs d'Origène ; poussé par Pelage et le patriarche Menas, Justinien les condamne à son tour, janvier oi:3, en même temps qu'un concile tenu à ce moment à G. P. (L'édit de 543 contre les 3 chapitres apparaît ainsi comme une riposte d'Askidas à Pélagei. La faveur d'Askidas auprès de l'empereur, les progrès des origénistes en Palestine (5i4-o46t et la mort de Gélase n'ont pas de suites durables : les origénistes se divisent, (février o47i, se massacrent ; furieux, Justinien casse Macaire, le patriarche de Jérusalem ami d'Askidas et les Pères de 5.>3 fulminent 15 anathématismes contre Origène. ses théories de la préexistence et de l'apocatastase (Pargoire, 34-40). — En 505, Justinien fait approuver par un concile i'aphthartodocétisme.

byzantines ont réussi à former dans le clerQ-é romain un puissant parti anti-gothique. Naturellement, Justinien ne laisse pas tomber le privilège de ceux dont il prend la place ; il le fortifie même en traitant le pape comme le dernier de ses sujets. Le pape doit hum])lement solliciter à Byzancela ratification de son élection ; il ne reçoit l'ordination que lorsque l'empereur a renvoyé le procès-verbal; il est astreint d'ailleurs à l'obligation humiliante de payer, pour obtenir cette confirmation, une taxe à l'État. D'autre part, comme tout évéque, comme tout citoyen, le ])ape peut être déposé et exilé par édit du souverain; comme tout le monde, il est justiciable du tribunal impérial. On entame sa juridiction sur les églises d'Occident : le patriarche de Gonstantinople tend à se rattacher l'illyricum, c'est-àdire presque toute la péninsule balkanique. Enfin, pour mieux surveiller ]\ome et la mieux màtcr, il semble que Byzance ait voulu dresser contre elle, presque à ses portes, une église rivale ; Ravenne, comblée de privilège, monte la garde autour de Romeetentame son patriarcat italien, comme Byzance sa juridiction occidentale et universelle. L'archevêque de Ravenne, naturellement, est aussi respectueux de l'exarque qu'indocile à l'égard du pape; l'exarque lui-même intervient souvent dans les affaires ecclésiastiques d'Italie. L'autorité de l'empereur sur l'Eglise s'organise et s'assied.

En même temps, l'administration byzantine tejul à reconnaitrcaupatriarchedelaNouvelleRome des droits suprêmes dans l'i^glise. Justinien nomme l'église de

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