‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 101 sur 164 · Julien, Misopogon · texte numérisé non relu

Julien, Misopogon

philosophie \ il ouvrit les yeux de son eleve aux beautes de Platon et d'Aristote. L'isolement moral ou vecut longtemps Julien, dans un lointain chateau delaCappadoce, sans autre compagnonde son age que son frere Gallus, dont les goAts differaienttotalement des siens, le livrait sans defense a ces impressions, d'autant plus vivos que rien ne Ten venait distraire. Aussi quand il regut la permission d'etudier aux ecoles de Constantinople d'abord, puis de Nicomedie, de Pergame, d'Athenes, il etait deja par rintelligence et pair le coeur un paien, ou du moins un hellene ^. Les pratiques chretiennes qu'il observaitencore, et qu'il suivit par prudence jusqu'en 36J ^, ne couvraient plus qu'une foi morte. Luim6me, dans sa lettre aux Alexandrins, ecrite en 362, fixe a douze ans en arriere, c'est-a-dire a I'an 350, epoque od il commenga de frequenter les ecoles des sophistes, la date de son adhesion interieure au paganisme *. Le contact des neoplatoniciens aclieva de lever le dernier obstacle, line chose avait longtemps empeche Julien de franchir le pas decisif : de sa premiere education chretienne il gardait une aversion presque insurmontable pour la pluralite des dieux ^. Les doctrines neoplatoniciennes lui appri-

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