‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 102 sur 164 · Julien, Ep · texte numérisé non relu

Julien, Ep

5. LiBANius, Protphon,., 6d. Reiske, 1. 1, p. 408 ; Epitaph,^ ibid., p. 528.

rent a concilier cette pluralite avec Funite d'un Etre supreme, et a se faire de la fable antique une idee moins inconciliable avec la raison. Mais surtout, degenerees comme elles etaient devenues, elles flatterent en son ^me le gout du merveilleux. Par les initiations, les evocations, la pratique de la theurgie, Maxime d'Epliese lui revela toute la partie occulte, toute I'enivrante et malsaine chimere du paganisme * . Des lors Julien appartint tout entier a celuici, Chretien en apparence jusqu'au point d'affecler des allures monastiques afin d'ecarter les soupQons qui s'eveillaient deja^, mais paien en realite, « lion rev6lu de la peau de F^ne, » selon le mot plus piquant que fier de son panegyriste Libanius^.

Quelle etait, cependant, la religion de Julien? Rien qui ressembl^t a I'antique religion de Rome, naturaliste dans son origine, devenue toute formaliste et officielle, parlant encore au peuple par la pompe des ceremonies et des spectacles, mais n'etant plus, dans le fond, qu'un culte politique dont les principaux sacerdoces formaient autant de fiefs de I'aristocratie. Ledevot Africainqui, dans une inscription trouvee en Numidie, qualifie Julien de « restaurateur de la religion romaine ^ » commet presque un contresens. A Rome, on parait avoir

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