Prudence, Pert Slephanon^ X
la puret6 de vie, mais encore rabslention des fonctions seculieres, des mauvaises compagnies, des metiers honteux et des spectacles *.
Former aux dieux un clerge exemplaire, telle est la base de la construction religieuse de Julien. Sur cette base, suivant I'exemple donne cinquantc ans plus tot par Maximin Daia, il eleve toute une hierarchie, plus ou moins exactement imitee de la hierarchie chretienne. Le grand pr6tre de chaque province sera une sorte de metropolitain, ayant « rintendance generale de tout ce qui y concerne la religion, Tautorite sur les pr^tres des villes et des campagnes, le droit de juger les actes de chacun^ », chef hierarchique^ en correspondance directe avec « le souverain pontife qui preside a tout le culte des dieux », c'est-a-dire avec Julien luim^me ^. Mais pour Julien il ne s'agissait pas de reproduire seulement par le dehors la constitution de I'Eglise : il fallait aussi d^rober quelque chose de son esprit. La force du christianisme est dans I'obeissance au commandement du Sauveur : « AUez, enseignez toutes les nations. » Le pr^tre chretien se double d'un apotre et d'un predicateur. Dans le paganisme on ne pr^chait pas. N'ayant ni doctrine fixe, ni morale certaine, ni histoire, il ne pouvait
\. Canons apostoliques, 17, 18, 20, 42, 43, 54, 81, 83.