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^tre I'objet d'un enseignement regulier. C'est ce que Julien cependant essaya de lui donner. II se proposa d'etablir des chaires de predication, des ecoles oil des lecteurs et des docteurs en th^ologie paienne exposeraient le dogme et la morale. II songea aussi a faire reciter une sorte de priere commune, litanie aux chants altern^s. Enfin, 11 eut la pensee d'instituer tout un syst^me penitentiel, avec des expiations proportionnees aux fautes de chacun*. Sauf pour la predication, qui fut essayee^, on ne voit pas que ces reformes aient eu un commencement d'execution. Mais elles completent I'aveu involontaire arrache par la force des choses a Julien. Decide k supprimerle cliristianisme, ilse reconnalt incapable de le remplacer autrement qu'en le copiant.
II en fit Taveu plus ouvertement encore, et avec beaucoup d'amertume. Ce qui manquait le plus au paganisme, c'etait la charity. Julien voyait les Juifs assister leurs pauvres, les chretiens assisler les pauvres de toutes les religions.il avait ete le temoin decette brillante floraison qui faisait, depuisle commencement du quatri^me siecle, surgir de terre les hopitaux et les hospices a c6te des cathedrales. Rien de pareil chez les pa'iens. En dehors de I'assistance officielle, les pauvres n'avaient rien a attendre des adorateurs des dieux. Ceux-ci ne possedaient ni
1. Saint Gregoirc de Nazianze, Oratio IV, 111; Sozohene, fft>^ EccL, V, \Q.