Voir la lettre de Libanius k Acace
institutions de bienfaisance, ni personnel forme au soin des malades et des indigents. « Nous adorons Jupiter hospitalier, et nous sommes plus inhospita- Hers que les Scythes, » ecrit Julien a un pontife^. Sa mauvaise humeur a ce sujet se manifeste sous toutes les formes. « C'est Tindiff^rence de nos pr6tres pour les malheureux qui a suggere aux impies Galil^ens la pensee de pratiquer la bienfaisance^... II serait honteux, quandles Juifs n'ont pasun mendiant, quand les impies Galileens nourrissent tout ensemble et les leurs et les n6tres, que les notres fussent ddpourvus des secours que nous leur devons... Ne laissons pas a d'autres le zele du bien : rougissons de notre indifference 3. » Aussi exhortet-il ses pr^tres non seulement a faire raum6ne, a visiter les prisonniers, a secourir jusqu'aux ennemis^, mais encore ^ fonder des institutions de bienfaisance publique. « Etablissez dans chaque ville de nombreux hopitaux, ecrit-il au grand pr^tre de Galatie, afin que les etf angers y jouissent de notre humanite, et non seulement ceux de notre religion, mais tons ceux qui auront besoin de nous. J'ai pourvu aux fonds necessaires ^. » Mais Julien aurait honte de laisser a la charge de I'Etat tous les frais des hospices pai'ens, quand les chretiens suffisent