‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 108 sur 164 · Ep · texte numérisé non relu

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LE CimiSTIANISME ET LEMPIRE ROMAIN. 207

seuls a entretenir les leurs. « Apprends aux Hellenes, ajoute-t-il, a fournir leur part de ces contributions ; apprends aux bourgades hell^niques k ofTrir ces premices aux dieux ; accoutume les Hellenes a ces oeuvres de bienfaisance*. » Le paganisme avait sur ce point toute une Education a faire : il etait tard, peut-etre, pour I'entreprendre : et nul ne le pouvait essayer qu'en se mettant a I'ecole des Chretiens.

Si Julien avait cherclie a battre ceux-ci sur le terrain de lapiete, de la vertuetde la bienfaisance, et a supplanter le christianisme en faisant produire a la religion paienne des fruits superieurs aux siens, il se serait applique a une oeuvre chimerique, mais au moins ei\t-il mis des moyens excellents au service d'une mauvaise cause. Tout spiritualiste qu'il fAt, Julien n'etait pas homme a suivre cette voie, et, invesli du pouvoir, a negliger des moyens plus materiels et plus rapides d'atteindre son but. Son impatience voulait tout de suite des resultats. On le voit, dans ses lettres, se plaindre que le triomphe de I'hellenisme n'arrive pas assez vite. Un tel prince n'eilt pas ete capable de suivre la politique inauguree au commencement du r^gne de Constantin par Tedit de Milan, et de tenir la balance egale entre les deux religions. II ne se fdi mSme pas contente, comme Constantin, de prodiguer les favours a son

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