‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 109 sur 164 · Ep · texte numérisé non relu

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propre culte, tout en observant strictement envers Tautreles regies de la justice. Mais en m^me temps, forme par les epreuves de sa jeunesse a une prudence qui touche souvent a I'hypocrisie, il eut craint d'imiter, a I'encontre du culte chretien, la conduite de Constance vis-a-vis du paganisme et d'ordonner la fermeture des eglises comme son predecesseur avait ordonne celle des temples. Sa marche fut tout autre. II declara, a plusieurs reprises, que la liberte de leur culte etait laiss^e aux Chretiens, ou, comme il les appelle toujours, aux Galileens * . Mais en meme temps il prit soin de les accabler publiquement de tons les mepris. Ses livres, comme sa correspondance, s'expriment sur eux en termes tellement outrageants, que les copistes des kges posterieurs n'ontpas ose les reproduire tous^. Les quelques paroles dedaigneuses de Constantin a propos des pa'iensne sont rien, comparees a ce debordement d'injures. Faire connaitre aussi ouvertement ses sentiments equivalait presque a une declaration de guerre. Cette guerre se poursuivit par des mesures obliques, qui allaient a pousser peu a peu les Chretiens en dehors du droit commun. Quand les passions paiennes, surexcitees, se donnerent carriere, et qu'a la suite d'emeutes populaires il y eut du sang verse, Julien tolera ou reprima avec une

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