Saint Gregoiue de Nazunze, AdSeleucunif 57-Oi
LE CHRISTIANISUE. 13
m^me que Julien voulut arracher a ceux qu'il traitait en ennemis. Ce but lointain et cache de Tedit a ete tres bien vu parle sagacehistorien Socrate^ Julien n'avait pas interdit aux jeunes cliretiens de frequenter les ecoles paiennes, comme le dit par erreur Sozomene. Mais il savait que beaucoup de families chretiennes, privees des maitres de leur choix, refuseraient d'envoyer leurs enfants puiser la science a des sources qu'elles jugeaient empoisonnees. II esperait voir les nouvelles generations de I'Eglise grandir ainsi dans une sorte d'isolement intellectuel, et pen a pen toute la population des a miserables Galileens » retomber dans les rangs des illettres et des Barbares. Oublieux de Tart de bien dire, des regies de la logique, de toute science profane , ignorant ce qui s'apprend dans les ecoles et que donne seule la culture classique, les Chretiens eussent perdu toute influence sur les esprits delicats. De leur sein nul adversaire redoutable pour les sophistes, pour les philosophes, pour les pr^tres des dieux ne seraitsortidesormais. L'hellenisme n'eut plus eu de rivaux capables de tourner centre lui ses propres armes. Ces emules, ces anciens condisciples, dont Julien supportait avec impatience la superiorite, les Basile, les Gregoire, nourris des lettres profanes en meme temps que des lettres sacrees, ecrivains elegants, puissanls