‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 117 sur 164 · La rdOexion est de Socrate, Hist, Eccl,, HI · texte numérisé non relu

La rdOexion est de Socrate, Hist, Eccl,, HI

comme des usurpateurs da bien d'autrui : il ne reslait plus qu'a nous priver sous le m^me pretexte des arts de la Grece * ! » On salt I'attitude fi^re des deux plus celebres rheteurs Chretiens a Rome et a Athenes, Victorinus et Prohaeresius, qui descendirentaussitdt de leurs chaires, bien que Julien eAt fait offrir a Prohaeresius la faveur exceptionnelle de continuer son enseignement sans 6tre contraint d'abjurer^.On saitaussi I'illusion naive que sefirent deuxautres professeurs, legrammairienetle rheteur ApoUinaire. lis crurent a la possibilite de conjurer les desastreux effets de I'ordonnance, en mettant en vers grecs, sous forme d'epop6e ou de tragedie, et en prose, sous forme de dialogues, la Bible et I'Evangile, afin de remplacer pour les etudiants Chretiens Homere, Eschyle et Platon. Ce monument d'une bonne volonte meritoire, mais d'une surprenante infatuation litteraire, ne survecut pas a la crise qui en avait ete Toccasion. A I'epoque ou So crate ecrivit son Histoire ecclesiastique^ les oeuvres des deux Apollinaires n'etaient plus dans aucune main : I'intelligent historien, heureux de voir la litterature antique redevenue partie int^grante de Tenseignement chretien, rend graces a la Providence de I'inutilite de leur tentative^.

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