‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 138 sur 164 · Th^:odoret, Hist. £cc^,IV · texte numérisé non relu

Th^:odoret, Hist. £cc^,IV

les relations les plus courtoises. Constance Tavait naguere comble d'honneurs, et lui avait donne une place eminente an senat de Constantinople. Gregoire de Nazianze etait avec lui en correspondance familidre*. Themistius se crut autorise a elever la voix en faveur des catholiques, si tels sont vraiment le sens et la portee de son douzieme discours ^. Avec un scepticisme aimable , il fit entendre a I'empereur qu'on devait voir sans surprise des differences de doctrine entre les Chretiens, puisque chez les sectateurs de Fhellenisme la diversite des opinions etait infinie. Dieu se plait, ajoutait-il, a cette variete des pensees humaines : il aime a voir ses creatures lutter a qui honorera le mieux sa majeste, ou avouer par leurs efforts combien il est difficile de la connaitre ^. On pretend que ce faible raisonnement fit impression sur Valens, et Famena a prononcer contre les orthodoxes des peines moins severes ^.

§ 3. — Gratien.

Pendant qu'en Orient un idol^tre s'honorait en plaidant pour les Chretiens, en Occident le pouvoir

1. Code Theod., VI, iv, 12 ; Themistius, Oratio IV ; saint Gregoire DE Nazianze, Ep. 24, 38.

2. Voir TiLLEMONT, Hist» des Bmp.^ t. V, p. 414; Chastel, Hist, de la destr, du paganisme en Orient^ p. 461, note 1.

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