Dion Cassius, Lxvn
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proprement Tatheisme legal : dans celte formule abregee semblent avoir 4t4 r^sum^s, k la fin du premier siecle, tous lee griefs des gouvernants et du peuple contrc les Chretiens.
C'est au moins ce qui paraft ressortir <l'un recit de Dion Cassius. Racontant les fails de Tan 95, « Domitien, dit-il, mil a mort, avec beaucoup d'autres, son cousin Flavins Clemens, alors consul, et la femme de celui-ci, Flavia Domitilla, sa parenlc. L'accusation d'atMtsme fut port4e contre tous deux. De ce chef furent condamnes beaucoup d'autres qui avaient adopte les coutumes juives : les uns furent mis a mort, les autres punis de la conflscation. Domitilla fut seulement rel^guee dans Tile de Pandataria'. L'empereur fit aussi perir Glabrio, qui avait 6li consul : il I'accusait du mSme crime que les autres ^ ». Suetone parle aussi de I'ex^cution de Clemens et de Glabrio, mais dans des termes un pen differents ^. II dit que Clemens etait mepris6 pour son inertie, rcproche souvent adresse aux fiddles, a qui Ton imputait de ne pas prendre int^rfit aax affaires publiques. Mais il ajoute que Clemensfut
1. Sur une secoiide Domilille, ni^cc de Clemens el relegu^e commcclirgtienne dans rile dcPont[a, voir Eusebe, Chron., ad olympiad. SIS; SAINT JfndiiE, Ep. JOS. U. or. Rossi (fiutf. di arch, crial., IWtl. p. IT-ai; ISTS, p. B9-TT) a diifcndu, avec raison seion mol, la dislincllon des deux LomiUlle, conlesWe par de nombreai criUques (recemmenl par II. Gskll, Eaaai sur le rigne de Domitien, i89t, p. S96-W9).
i. Dion Cissius, LWII, 4.