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la premiere cit4 de la province d'Asie oill la flatterie, encourag^e par la politique, ait eleve un temple k Rome et a Auguste ^ , EUe y elait probablement encore, a Tepoque oti ecrivait saint Jean, Tunique centre du culte imperial, comme Nicomedie I'etait pour la Bithynie. Bien qu'il n'eAt guere plus de cent ans de date, ce culte etait deja tres repandu et tres populaire. II consacrait Tunion des provinciaux avec Rome, et, par le double attrait de la religion et des spectacles, les attachait a I'Empire, devenu en la personne de I'empereur comme leur dieu visible. Mais il semble r^sulter de V Apocalypse qu'au temps de Domitien on fit de la participation a ses fetes une epreuve pour les Chretiens orientaux. Ceux qui ob^issaient se lavaient ainsi du reproche d'atheisme. Mais « ceux qui n'adoraient pas la BSte et son image etaient tu^s ^ ». Au ton dont Tapdtre, en de nombreux passages^, parle ainsi de « la B^te », c'esta-dire de I'Empire homicide et idolMre, et de « son image », c'est-a-dire apparemment de I'empereur, on se sent en pleine persecution. Le temps est deja loin oii saint Paul entretenait a Ephdse des relations amicales avec des Asiarques, c'est-a-dire des pr^tres provinciaux charges pour TAsie du culte imperial*. Alorsles Chretiens etaient ignores