Eusede, Hist, Eccl., IV, 10; V
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dre comment sinstruisaient et s'expediaient regulidrement les proces des Chretiens. L'un d'eux , Ptolemee , accuse par un paien dont il avail converti la femme, est traduit devant le tribunal du prefet de Rome, Q. LoUius Urbicus. Celui-ci ne fait aucune enquete, et rinterrogatoire consiste en ces deux mots : « Es-tu chretien? — Je le suis. » La sentence capitaleest aussit6t prononcee. Cohtre cette procedure expeditive, qui condamnait le nom seul , conformement au rescrit de Trajan , ne cessaientde protester les apologistes. La protestation fut, cette fois, portee au tribunal meme du prefet par le cri spontane d'un courageux spectateur. (f Comment, s'ecria celui-ci, peux-tu condamner un homme qui n'est convaincu-ni d'adultere,. ni de seduction, ni d'homicide, ni de vol, ni de rapt, qui n'est accuse d'aucun crime, et n'a fait autre chose que de s'avoiier chretien ? Ton jugement , 6 Urbicus, n'est digne ni de notre pieux empereur, ni du philosophe fils de Cdsar, ni du sacre senat. » Pour toute reponse, Urbicus interrogea I'intervenant : « Toi aussi, tu me parais chretien. — Je le suis. — Qu'on le conduise au supplice. » Indigne , un autre chretien ^leva la voix a son tour, et fut condamne de m6me. Dans ces deux derniers cas , 11 n'y eut pas d'accusation reguliere, mais une sorte de flagrant delit, qui probablement en tenait lieu ^ .