Athenagore, Legal, pro christian
3. Meliton de Sardes, cite par Eusebe, Hist, Eccl, IV, 26, 7, 8.
pereurs, tels que Neron etDomitien, etla bienveillance relative qu'ils ont obtenue des bons, comme Hadrien et Antonin^ Cette explosion de loyalisme ne se rencontre pas seulement sous la plume des auteurs i! Apologies'^ ; il semblebien que les sentiments qu'elle manifesto sont sincerement partages alors par la majorite des Chretiens. Bien petit est lenombre de ceux qui maudissent encore Rome, a la fagon des redacteurs des oracles pseudo-sibyllins, oeuvre judeo-chretienne de cette epoque. L'ideal de la plupart est tout different. N'est-ce pas un contemporain de Marc-Aur6le, I'ev^que phrygien Abercius, qui, dans Tepitaphe dictee pour sa tombe, appelant Rome « la ville royale », donnant a sa patrie Hieropolis I'epithete d' « excellente », a lui-m^me le titre de « citoyen », condamne les, violateurs de sa sepulture a payer mille pieces d'or au tresor romain et deux mille a la caisse municipale^? Ces expressions et ce legs patriotiques sont un frappant commentaire des declarations d'Athenagore, de Tlieophile, d'Apollinaire et de Meliton. Malgre Fexcellence des raisons, la campagne des apologistes ne devait pas reussir. Elle avait contre elle ce qui, dans tons les temps, rend si difficile le