Lampride, Alex
lence quelui imposa I'ev^que d'Antioche, Babylas* . Sa femme et lui-m6me correspondaient avec Origdne ^. Dans sa vie publique il ne donna sans doute aucune marque de ses croyances intimes , et , celebrant le millenaire de Rome , il le fit en prince paien ^. Mais vis-a-vis de TEglise sa politique fat empreinte d'une bienveillance visible. II autorisa le pape Fabien a rapporter solennellement de Sardaigne a Rome , entoure sur le navire de tout son clerge, les reliques de son predecesseur Pontien^. Un contemporain , Denys, ev^que d'Alexandrie , parle « du tres doux empire de Philippe^ ». Origene, ecrivant probablement sous son regne le livre Contre Celse^ dit que les magislrats ont cesse de faire la guerre aux chretiens, que dans un monde qui les bait ceux-ci jouissent d'une merveilleuse paix, que la Providence dilate chaque jour les frontieres de leur religion, et leur a enfin donne la liberte ^.
Si inferieurs qu'ils fussent par la valeur intellectuelle et (Alexandre excepte) par les qualites morales a leurs iilustres predecesseurs da second
1. Eus&BE, Hist. Eccl, VI, 34; Chron. ad olymp. 2^>G; saint Jean CHRYSOSTOME, de S. Dabyla, 6.
2. EusEBE, Hist. Eccl., V[, 3(>; saint Jer6me , De viris ill., Hi.
3. Aurelius Victor, De Caesaribus^ 28; Eutrope, Brev., IX, 3; Eu- SEBE, Chron., ad olymp. 257; CouEJi, Medailles imperiales, t. IV p. iW- 147, n«" 3tet 39.
4. Liber Ponlificalis, Pontianus; cd. Duchesne, 1. 1, p. liS.