‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 46 sur 164 · Origene, Contra Celsum, III, 15 ; VII, 26; VIII, 15, M · texte numérisé non relu

Origene, Contra Celsum, III, 15 ; VII, 26; VIII, 15, M

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LE CHRISTIANISME ET L'EMPIRE llOMAIN. 95

siecle, les souverains qui se sont succede au commencement du troisieme ont mieux servi la cause du progres. Par eux la breche a 6te ouverte et chaque jour elargie dans I'etroit exclusivisme de I'esprit romain. Septime Severe etend aux provinces la liberie d'association , jusque-la reservee a Rome seule ^ . Caracalla fait lomber le mur qui separait le citoyen du sujet ^. Alexandre Severe tenia de donner au travail conscience de sa force , en poussant lous les metiers a s'organiser en corporations industrielles ^. Sous son regne, sous celui de Philippe , sous celui m^me d'Elagabale , la religion d'Etat est mise en 6chec par la tolerance , puis par la permission expresse accordee aux direliens « d'adorer Dieu a leur maniere ». Comme on Ta dit, le monde antique survecut peu aux Anlonins. Apres eux, c'est une soci^te nouvelle qui se forme confusement, sous les regnes de princes recrutes par le hasard en Afrique, en Asie, en Arabic, et demeur^s Orientaux ou Barbares sous la pourpre. Mais Tesprit romain ne se laisscra pas abatlre sans resistance et sans retours. II a de trop seculaires racines pour tomber tout d'un coup. II revit soudain, avec ses qualites el ses defauts, plus dominaleur, plus traditionnel et plus obstine que jamais, dans le successeur de Philippe. Trajan

i. Digeste, XLYH, xxir, 1.

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