‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 53 sur 164 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

et de posseder. Quelques indices laissent penser que les particuliers Chretiens, dont les biens avaient ete adjug^s au fisc, furent eux-m^mes indemnises ^ . On croit voir deja se dessiner dans ses grandes lignes I'edit de pacification que, cinquante ans plus lard, signera Constantin.

Malheureusement, a Gallien la force manqua pour imposer sa volenti et creer a son ceuvre un lendemain. L'histoire montre dans la plus grande partie de I'empire, en Orient aussi bien qu'en Occident, I'edit execute et les Chretiens renlres en possession des lieux religieux. Mais, a la m^me heure, Tunite de gouvernement echappe aux faibles mains qui la detenaient. C'est I'ere des « trente tyrans » . Gallien n'est plus guere souverain que de I'ltalie et de TAfrique : a T Occident, unevaste confederation, reunissant la Gaule, I'Espagne et la Bretagne, se forme sous le sceptre de vaillants guerriers; les provinces danubiennes se donnent un maitre ; I'Egypte devient la proie de I'ambitieux Macrien; a I'extr^me Orient, la florissante royaute de Palmyre prospere sous Odenath et Zenobie. Le sort des Chretiens est ballotte entre lous ces princes, bien qu'un seul d'entre eux, Macrien, paraisse les avoir persecutes. Sous son ephemere successeur, Emilien, un episode de la guerre civile qui desola Alexandrie montre m6me I'influence qu'ils avaient acquise

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