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soulageaient ses maax. II eat I'elrange pensee de se ioamer vers le Dlea des Chretiens, et de faire, pear ainsi dire, marche avec ltd. De la nn edit , dont Lactance a reprodait roriginal latin et dont Eusebe donne ane tradaction grecque*. Galere commence par rappeler les infructaeux efforts des emperenrs pour retablir Tunite religieuse. Parmi les Chretiens, dit-il, les uns obeirent par crainte, d*autres furent ch^ties, la plupart s'abstinrent d'honorer les dieux , tout en cessant de suivre leur prop re culte. Galere se decide a permettre « que les Chretiens existent desormais , et retablissent leurs assemblies, pourvu qu'ils ne fassent rien centre la discipline. » Des instructions, reglant les points de detail, seront envoyees aux magistrats. Galere, en terminant, demande aux Chretiens de prier leur Dieu pour son salut, pour celui de I'Etat, et pour eux-m6mes.
L'^dit, qui porte en t6te, avec le nom de Galere, ceux de Constantin et de Licinius, fut promulgue dans les Ktats de ces trois empereurs ; Lactance le lut, le 10 avril 311, sur les murs de Nicomedie. La promulgation n'eut lieu ni en Italic, oh regnait Maxence, ni en Afrique, rentr^e cette annee m^me sous sa domination : mais dans ces pays les chretiens n'dtaient plus persecutes. Ce qui surprend davantage,rcdit ne fut point officiellement public dans les
1. Lactanck, Ik morLi^crs^y 31; Kuskbe, f/t67. Ecch, VIII, 17.
Etats de Maximin, c'est-a-dire en Cilicie, en Syrie et en Egypte. Maximin faisait cependant partie de la tetrarchie, et son nom eut du figurer dans tin document officiel signe de ses collegues. Par un motif que nous ignorons, il n'en fut pas ainsi. Maximin, cependant, ne pouvait se refuser a la politique nouvelle inauguree par Galere malade et ratifiee par Constantin et Licinius. II y adhera d'assez mauvaise gr^ce. II donna seulement a son prefet du pretoire I'ordre verbal de cesser la persecution et d'envoyer k cet effet des instructions aux gouverneurs des diverses provinces, charges a leur tour de les communiquer aux magistrats des villes. Eusebe nous a conserve la circulaire ecrite par le prefet. EUe enjoint aux fonctionnaires publics de cesser les poursuites centre les Chretiens et de tolerer I'exercice de leur culte ; « car une tres longue experience a prouve qu'il n'existe aucun moyen de les detourner de leur entetement* ». Cette piece ne contient rien qui ressemble aux expressions de I'edit, permettant aux Chretiens « d'exister » et a de tenir leurs assemblees », c'est-a-dire leur accordant non seulement la tolerance individuelle, mais encore la reconnaissance legale en tant qu'Eglise ou corporation.
Cette difference ne fut pas d'abord apergue : dans les Etats de Maximin comme dans ceux de Galere